23.12.2011
LA PRESTATION DE SERMENT DE TSHISEKEDI
LE VERITABLE PRESIDENT ELU D'APRES LES RESULTATS AFFICHES LE JOUR MEME DEVANT LES BUREAUX DE VOTE. AU DIABLE LES TRICHEURS. UN NOUVEAU MOT EST NE DANS LE LANGAGE KINOIS POUR TRICHEUR. UN ngoyimulunda EST UN TRICHEUR.
La prestation de serment + discours de... par afriqueredaction
23:02 Écrit par L'oeil de la Libération dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tshisekedi prete serment, prestation de serment de tshisekedi, kabila, kanambe, udps, limete, stade des martyrs, les manifestants |
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18.12.2011
UN MESSAGE IMPORTANT DE SOS RLTV ( FACEBOOK )

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PAR Aimant Lutonadio
Une analyse impartiale et objective des faits concrets:
cardinal Monsengwo à leur tête.
23:37 Écrit par L'oeil de la Libération dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fraudes massives en rdc, tshisekedi président, élection de kabila, élections non crédibles, manifestations au congo, manifestations à matonge, la diaspora congolaise |
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17.12.2011
C'EST CLAIR ET NETTE, LE CARDINAL CONFIRME QUE LE PRESIDENT KABILA N'A PAS EU CES VIX-LA, C'EST TSHISEKEDI QUI A EU PLUS DE VOIX...
LE PUTSCHISTE DOIT COMPRENDRE QU'IL NE POURRA PAS DIRIGER LES PLUS DE 9O % DE CONGOLAIS CHRETIENS CATHOLIQUES QUI ECOUTENT LE CARDINAL, ARCHEVEQUE DE KINSHASA. QUAND LE PEUPLE DIT NON RIEN NE PEUT PLUS L'ARRETER. TROP C'EST TROP. ARTICLE 64 OBLIGE. MEME LE PEUPLE D'ISRAEL SE REVOLTA CONTRE LE ROMAIN OCCUPANT. NE DIT-ON PAS VOX POPULI, VOX DEI. LA VOIX DU PEUPLE ETANT LA VOIX DE DIEU, CE PHARAON DE RAÏS KANAMBE ALIAS KABILA CEDERA AUX BOUTS DES PLAIES QUE DIEU LUI INFLIGERA. LA RAISON JUSTE L'EMPORTERA...WATCH AND SEE...
LE CARDINAL MONSENGWO DONNE GAGNANT ETIENNE... par afriqueredaction
02:31 Écrit par L'oeil de la Libération dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cardinal monsengo, élection de kabila, victoire de tshisekedi, président tshisekedi, archeveque de kinshasa, fraudes électorales |
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LES MIRACLES KATANGAIS CONFIRMENT LE HOLD UP ELECTORAL DE KANAMBE LE RWANDAIS ET SA COUR PRIVEE DE JUSTICE...
| Miracles katangais | ![]() |
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15/12/11
Le président Kabila doit sa victoire à des miracles statistiques. Ceux qui n’y croient pas voient la répression s’intensifier. Chaque jour apporte son lot de révélations sur la manière dont les résultats de l’élection présidentielle annoncés par la Commission électorale (Ceni) ont été acquis. A plusieurs égards, ils semblent tenir du miracle. Le premier est la fonte des suffrages qui risque d’entrer dans les annales de la science politique. Un observateur européen fait remarquer à "La Libre" que selon les chiffres partiels publiés le 6 décembre, Tshisekedi avait obtenu 5 927 728 voix sur un total de 17,3 millions. Mais trois jours plus tard, sur le total définitif de 18,1 millions de voix arrêté par la Ceni, Tshisekedi n’en comptait plus que 5 863 745, soit 63 983 de moins.
De son côté, mardi, dans un communiqué, la mission d’observation de l’UE dévoile des faits curieux. Près de 3,2 millions d’électeurs ayant exprimé 17 % des suffrages ont voté sur des "listes de dérogation ou d’omis", vraisemblablement parce que leur nom ne figurait pas sur les listes.
Autre miracle : la disparition des résultats de 4 875 bureaux de vote représentant 1,6 million d’électeurs signalée par la mission européenne. Enfin, les tableaux récapitulatifs établis par la Ceni des résultats de cinq circonscriptions au Katanga témoignent d’un civisme extraordinaire.
A Malemba Nkulu, 99,46 % des 269 166 électeurs se sont déplacés et ils ont voté à 100 % pour Kabila. Ils croyaient bien faire mais ils ont été surpassés par les citoyens de la circonscription de Manono où on a enregistré un taux de participation de 100,14 %. En revanche, ceux-ci n’ont voté qu’à 99,98 % pour Kabila : trente brebis ont osé s’égarer du troupeau des 196 597 citoyens qui se sont exprimés en faveur du "raïs".
Très observatrice, la mission de l’Union européenne constate que dans cette atmosphère, il ne fait pas bon être athée ou agnostique. Elle relève la fermeture de plusieurs radios d’opposition (dont Radio Lisanga Télévision et Canal Futur) qui ont vu leur signal coupé sans décision officielle et relate que "les médias et les journalistes pratiquent désormais l’autocensure".
A Goma, Rubbens Mikindo, représentant l’UDPS d’Etienne Tshisekedi, et trois de ses camarades ainsi que Bauma Balingene de l’UNC de Vital Kamerhe ont été arrêtés pour avoir tenté d’organiser des marches de protestation, a appris "La Libre" mercredi. La société civile est également sous le choc de l’assassinat, le 9 décembre, de son coordinateur à Ruthsuru, Willy Wabo qui avait dénoncé les irrégularités commises lors du processus électoral.
Mercredi, la police était déployée autour de la permanence de l’UDPS à Lubumbashi, après l’annonce la veille par Valentin Mubake, conseiller de Tshisekedi, que le "lider maximo" se trouvait en résidence surveillée dans son QG de Limete à Kinshasa. Le général Charles Bisengimana, patron de la police, dément.
Entretemps, à Mbuji-Mayi, fief de "Tshitshi", la société civile dénonce "l’incarcération arbitraire" d’une centaine de personnes. La capitale du diamant a été durement châtiée pour avoir fêté bruyamment samedi l’autoproclamation de Tshisekedi comme Président. Les manifestants ont été dispersés à coup de gaz lacrymogènes et des coups de feu ont été entendus dans les parages du siège de l’UDPS. Un homme a été tué dans le quartier de Bipemba. Dans la ville de Kamina, au Katanga, les membres de l’ethnie de Tshisekedi, les Luba Kasaï ont fait l’objet d’actes de xénophobie. Quelque 300 personnes, entourés de la milice hostile de Gabriel Kyungu, ont dû se réfugier à la gare de la ville, rapporte Radio Okapi.
Face à cette situation, au nom de l’opposition, le candidat arrivé en troisième position selon la Ceni, Vital Kamerhe a saisi mercredi l’Onu, l’UE et l’Union africaine pour solliciter leur médiation afin de sortir de l’impasse. L’UE, qui procure une assistance à cette police et à cette armée qui ont réprimé, a une carte à jouer.
Documents attaches: PV CENI
Lalibre.be
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02:18 Écrit par L'oeil de la Libération dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hold-up électoral, kabila élu, tshisekedi président, la cour suprême proclame kabila, kamerhe rejeté, rdc, les marches de l'opposition |
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13.12.2011
L’Afrique du Sud ne doit pas reconnaître Kabila comme président de la RDC », affirme
« L’Afrique du Sud ne doit pas reconnaître Kabila comme président de la RDC », affirme Kenneth Mubu, Ministre des Rélations Internationales et Coopération dans une lettre adressée à son gouvernement ce 11 décembre 2011, selon le site internet Politicsweb.co.za.
« Toutes les missions d’observations électorales indiquent qu’il y a eu fraude massive à l’élection présidentielle en en République Démocratique du Congo », affirmerait M. Mubu d’entrée.
« Dans ces circonstances, le gouvernement Sud-Africain ne peut en aucun cas reconnaître Joseph Kabila comme Président élu démocratiquement », affirmerait-il.
« Plus de 2.000 bureaux dans le bastion de l’opposition congolaise n’ont pas été pris en compte. Il y avait incroyablement un taux élevé dans les provinces favorables au président sortant, alors que la moyenne partout était de 59%. La moyenne pour les autres parties du pays était de 59% », aurait-il ajouté, avant d’ajouter: « évident pour tout observateur que les élections n’ont pas été menées dans un environnement libre et équitable »
Poussant comme raisons:
- Human Rights Watch a constaté qu’au moins 18 civils ont été tués dans les violences électorales. La majorité de ces décès sont survenus lorsque la garde présidentielle de Kabila a ouvert le feu lors d’un rassemblement des partisans de l’opposition.
- Il y avait un chaos électoral dans les cas où les bureaux de vote ont été brusquement déplacs, sans avertissement, des électeurs ne retrouvaient pas leurs noms sur les listes électorales, et des bureaux de vote qui manquaient des bulletins de vote.
- Il ya eu de nombreux rapports indiquant que des membres des forces armées tentaient d’influencer les choix des électeurs.
- Des observateurs ont affirmé qu’ils n’étaient pas autorisés à entrer dans des nombreux bureaux de vote, soulèvant des préoccupations concernant l’intimidation et le manque de confidentialité dans le processus de vote.
- Les électeurs analphabètes ont déclaré qu’ils étaient accompagnés dans les isoloirs par des observateurs de partis politiques.
Critiquant les missions d’observations, il aurait affirmé: « contrairement à ceci, la plupart des rapports des missions d’observateurs indépendants, la mission des observateurs de la SADC a applaudi le « travail remarquable » effectué par la Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni). La SADC a rejoint l’Union africaine (UA) en invitant les candidats à accepter les résultats de la «réussite» des élections. Cette mission de la SADC est dirigée par le ministre sud-africain des Services correctionnels, Nosiviwe Mapisa-Nqakula. Cela fait écho à la réponse de la SADC à chaque élection depuis 2000 au Zimbabwe. Et c’est une nouvelle confirmation de l’instinct de l’ANC à soutenir les dictateurs et tourner les yeux sur l’oppression des peuples africains innocents. Un parti qui promet de soutenir ouvertement le régime meurtrier de Mugabe – comme l’ANC fait jeudi – a évidemment perdu son ancrage moral».
Avant de conclure: « Si le gouvernement sud-africain veut regagner la crédibilité dans sa politique étrangère – perdu depuis l’époque de Nelson Mandela – il doit utiliser tous les mécanismes internationaux à sa disposition pour faire pression pour une issue démocratique en RDC. Jusque là, il ne devrait pas reconnaître Joseph Kabila comme Président légitime de la RDC».
Si l’authenticité de cette lettre venait à être démontrée, cela risquerait de ne pas de passer inaperçue dans la classe politique Sud-Africaine, au risque d’influencer un changement de cap sur le dossier Congolais auprès du Prédient Jacob Zuma.
Pour l’heure, wait and see.
00:42 Écrit par L'oeil de la Libération | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rdc, kabila, tshisekedi, le président tshisekedi, laurent monsengo, le centre carter, élections truquées, élections non crédibles, fraudes massives en rdc, electoral frauds in congo, pasteur ngoyi mulunda |
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08.03.2010
TSHISEKEDI EXHORTE LA SOCIETE CIVILE A VAINCRE LA PEUR ET A PASSER A L'ACTION
LE LEADER DE L'UDPS, APPAREMMENT FATIGUE, DECLARE DANS CETTE VIDEO QUE CE QUI SE PASSE AU PAYS EST UNE VERITABLE TRAGEDIE. IL EXHORTE LA SOCIETE CIVILE A VAINCRE LA PEUR, A PARLER TOUT HAUT MEME EN EUROPE ET A PASSER A L'ACTION. CI-DESSOUS LA VIDEO.
01:09 Écrit par L'oeil de la Libération dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : tshisekedi parle, tshisekedi a la societe civile, tshisekedi a bruxelles |
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09.02.2010
LE CANADA EXIGE DES EXCUSES DE LA PART DE LA RDC POUR LE HARCELEMENT DE SON AMBASSADRICE PAR LE DIRCAB DE KABILA
Diplomatie & Etranges affaires :
RD Congo-Canada : Au bord de l’incident diplomatique
Madame 
Selon deux sources diplomatiques occidentales jointes au téléphone à Kinshasa, il se confirme que Kinshasa et Ottawa seraient au bord d’un «grave» incident diplomatique. La «directrice Afrique» au ministère canadien des Affaires étrangères se trouve actuellement en mission officielle dans la capitale congolaise. Elle a été aperçue samedi 6 février chez le doyen du corps diplomatique en compagnie de l’ambassadeur Johnson. De quoi ont-ils pu parler ?
A en croire ces deux sources, les autorités diplomatiques canadiennes auraient requis l’appui du doyen du corps diplomatique afin d’arrêter une «position commune». Il s’agit de notifier au chef de la diplomatie congolaise tout le mal que les diplomates en poste à Kin pensent de certains passages d’une note verbale adressée à l’ambassade du Canada par Alexis Thambwe Mwamba.
De quoi s’agit-il ?
Il semble bien que le directeur du cabinet présidentiel, Adolphe Lumanu Bwana Nsefu, aurait tenté d’embrasser de force l’ambassadeur du Canada. Les faits se seraient passés dans un local de la Présidence de la République, au Palais de la nation. La diplomate ne devrait son «salut» qu’aux cris stridents qu’elle a poussé. Ce chahut a incité des fonctionnaires à venir voir ce qui s’y passait. Elle a immédiatement pris son véhicule pour rentrer à son ambassade. Selon les sources précitées, Lumanu se serait précipité auprès du «raïs» pour se plaindre d’avoir été «harcelé» par la diplomate canadienne venue, selon lui, s’enquérir de la situation de l’opérateur minier canadien «First Quantum». Sur ces entrefaites, la responsable Afrique du ministère canadien des Affaires étrangères a saisi le ministre congolais des Affaires étrangères en exigeant des «excuses». Dans sa réponse, le ministre Thambwe dit regretter cet «incident malheureux» tout en soulignant que la faute incombe à la diplomate canadienne «pour avoir provoqué» Lumanu.
«Le doyen du corps diplomatique accrédité à Kinshasa, note une source, examine actuellement la réponse à donner à la malencontreuse lettre du ministre Thambwe. Il entend exiger des sanctions à l’encontre du directeur du cabinet présidentiel.»
Madeleine Wassembinya
© Congoindépendant 2003-2010
17:53 Écrit par L'oeil de la Libération dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sigrid anna johnson harcelee par le dircab de kabila, ottawa kinshasa tensions, scandale presidence rdc |
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23.01.2010
L'ANGOLA CONTRÔLE ET LE CONGO BRAZZAVILLE ET KINSHASA
OH MALHEUREUX CONGOLAIS QUE NOUS SOMMES ! QUI NOUS SAUVERA DU JOUG DES PAYS LIMITROPHES ?
Nul ne peut être dupe. Il suffit de lire cet extrait de Colette Braeckman. Le pétrole exploité par les angolais nous appartient. Toutes les plateformes sont situées dans nos eaux territoriales ( convention de Monte Gordo oblige ). Lisons la suite.
A Kinshasa, chacun sait cependant que le différend avec l’Angola dépasse de loin l’enjeu du Cabinda, même si les populations de cette véritable « éponge de pétrole » estiment que la frontière qui les sépare de leurs frères du Bas Congo est une anomalie héritée du partage colonial. (Lors du tracé des frontières en effet, Léopold II avait concédé le Cabinda aux Portugais en échange, pour le Congo, d’une bande côtière de 42km sur l’Océan Atlantique).
Cette modeste ligne océane se révèle aujourd’hui un enjeu de taille, car elle est gorgée de pétrole, au même titre que le Cabinda. L’exploitation au sol a déjà commencé du côté de Moanda et de Tshela dans le Bas Congo, dans des conditions assez opaques mais ce sont surtout les réserves off shore qui font l’objet d’un litige. En effet, jusqu’à l’an dernier, la RDC avait négligé de revendiquer l’application de la convention dite de Monte Gordo, qui étend les eaux territoriales jusqu’à 200 miles en haute mer. Le 13 mai 2009, le Parlement congolais a exigé que Kinshasa défende ses droits sur ce long couloir océan.
Le problème, c’est que les principales compagnies pétrolières américaines (Chevron, Gulf) opèrent sur des plateformes installées en haute mer, dans des eaux qui sont désormais revendiquées par Kinshasa. Ces gisements, souvent comparés à ceux de l’Arabie saoudite, représentent 10% des importations américaines de pétrole africain et la moitié des ressources de l’Etat angolais.
Les prétentions congolaises au partage de ces ressources pétrolières sont d’autant plus mal vécues à Luanda que les Angolais considèrent que, par deux fois, c’est l’intervention de leur armée qui a sauvé la mise du régime Kabila père puis fils. En 1998 en effet, alors que les Rwandais s’infiltraient déjà dans Kinshasa, ce sont des Angolais qui les repoussèrent et, en 2001, au lendemain de l’assassinat de Laurent Désiré Kabila l’armée angolaise, elle encore, prit le contrôle de Kinshasa et permit que Joseph Kabila succède à son père.
« Ils nous ont sauvés, mais est ce pour cela que nous devons accepter que l’armée angolaise patrouille à Kahemba (une zone frontalière riche en diamants), que nos ressortissants soient renvoyés au pays avec brutalité et que nos eaux territoriales soient cédées sans concession ? » Ces questions sont régulièrement relayées dans la presse alors que les autorités temporisent et tentent de calmer le jeu, sachant parfaitement que, pour le moment encore, les Angolais, ces alliés historiques, sont aussi des adversaires potentiels… Veuillez cliquer ci-dessous pour les détails.
http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2010/01/20/les-r...
01:39 Écrit par L'oeil de la Libération dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le congo et l angola, le petrole angolais, muanda offshore |
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19.01.2010
Kananga : Trésor Kapuku inaugure la construction de la maison du barreau
Kananga : Trésor Kapuku inaugure la construction de la maison du barreau
Kasaï Occidental | Justice | Dimanche 27 Décembre 2009 à 09:32:44
Le gouverneur du Kasaï occidental, Trésor Kapuku, a posé, samedi, la première pierre sur le site où sera érigé la maison du barreau de Kananga. Cette maison sera située dans la cour du parquet de grande instance de Kananga. Selon le bâtonnier Ambroise Kamukunyi, le financement de ces travaux provient jusqu’ici des cotisations des membres. Il en a profité pour lancer un appel à toutes les personnes de bonne volonté afin de contribuer à la concrétisation de cet ouvrage. Trésor Kapuku a réagi sur place en promettant de fournir 500 sacs de ciment. Il a aussi souhaité que les travaux se terminent avant le 30 Juin 2010, rapporteradiokapi.net
00:56 Écrit par L'oeil de la Libération dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gouverneur, kasai occidental, tresor kapuku |
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24.03.2009
LES ATTAQUES DES FDLR REPRENNENT, DIFICILE DE PARLER DANS CES CONDITION DE PACIFICATION DE L'EST.
| RDC : LES ATTAQUES DES FDLR ONT PROVOQUÉ LA FUITE DE 30.000 PERSONNES | |
| 2009-03-20 21:03:33 | |
Source : AFP ( Genève )
Les rebelles hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ont mené des opérations de représailles à l’offensive conjointe des forces congolaises et rwandaises contre eux dans le Nord-Kivu, provoquant la fuite depuis 15 jours “près de 30.000 personnes”, selon les données des autorités locales, citées par le HCR.Depuis mi-janvier, les attaques des FDLR ont provoqué la fuite de plus de 160.000 civils, selon le HCR.“Les familles nouvellement déplacées dans la région de Lubero ont raconté que les raids du FDLR avaient augmenté durant la première moitié de mars de même que les violations des droits de l’homme”, a expliqué le porte-parole du HCR à Genève Ron Redmond lors d’un point de presse. Près de la ville de Masisi, au sud de la région, les rebelles des FDLR ont tué au moins trois civils dimanche, rapporte encore le HCR. Le lendemain, une autre attaque des FDLR plus au sud a fait “fuir les villageois dans toutes les directions”, a ajouté M. Redmond citant un rapport des autorités locales. L’ONU a condamné mercredi les atrocités commises par les rebelles hutus rwandais mais également par l’armée gouvernementale congolaise sur les populations civiles.Les rebelles hutus l’armée, soutenue par les Casques bleus, dans l’est de la RDC depuis le départ fin février des forces de Kigali dans l’espoir de récupérer des positions perdues pendant l’opération conjointe rwando-congolaise, déclenchée le 20 janvier. Les déplacés fuyant les rwandais de Fdlr
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02:39 Écrit par L'oeil de la Libération dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : retour des fdlr a l est, retour des rebelles hutus rwandais |
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22.03.2009
COMBAT DE BOXE SUR LE RING DE BUKAVU : JOHN NUMBI CONTRE LE CHEF D'ETAT MAJOR

L'Inspecteur général de la police et le chef d'Etat Major des forces terrestres se sont battus devant le chef de l'Etat à Bukavu. Cliquer ci-dessous pour la suite :
http://www.aparecordc.org/forum//galerie//documents/12377156012449.pdf
16:07 Écrit par L'oeil de la Libération dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : john numbi contre le general amisi |
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21.03.2009
DETOURNEMENTS : BONGO ET SASSOU
La carte des résidences de la Françafrique à Paris
Des ONG ont porté plainte pour recel après l'achat de propriétés en France par des dictateurs africains. Visite guidée.
Géolocalisation d'une partie des biens immobiliers possédés par les familles de Denis Sassou N'Guesso et d'Omar Bongo en région parisienne. pour voir la carte en plein écran.
Cliquer ici
Les ONG françaises ne veulent pas lâcher la Françafrique. Dernière trouvaille : une plainte pour « recel de détournement de biens publics et complicité », déposée le 27 mars devant le tribunal de grande instance de Paris.
La plainte vise notamment l’acquisition de biens immobiliers de luxe par des personnalités africaines. Et en particulier deux figures du continent : les Présidents congolais Denis Sassou N’Guesso et gabonais Omar Bongo Ondimba.
Après un peu de réflexion et quatre dimanches électoraux, le Parquet de Paris a finalement décidé, lundi 18 juin, de lancer une enquête préliminaire confiée à l'Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF).
Les faits dénoncés sont connus depuis longtemps. De nombreux chefs d’Etat, surtout lorsqu’ils sont à la tête d’un émirat pétrolier, ont pris pour habitude de blanchir des fonds, illégalement détournés des recettes de l’Etat, dans l’immobilier. Hôtel particulier dans le XVIe arrondissement, duplex de luxe ou château à la campagne : il y en a pour tous les goûts.
Pour les associations Sherpa, Survie et la Fédération des Congolais de la diaspora, cette décision « doit permettre d’établir les responsabilités pénales individuelles de ceux qui ont détourné l’argent public de leur pays et qui l’ont ainsi appauvri ».
Voilà pour le volet judiciaire. Mais la politique n’est jamais loin dans ce type de procédure. « Une culture d’impunité tranquille est pour la première fois ainsi ébréchée », poursuit le communiqué commun des associations. Les Français prennent ainsi le relais de la campagne initiée en juin 2002 par le collectif anglo-saxon Publish What You Pay, auquel s’étaient déjà ralliées les associations pré-citées.
Une innovation juridique possible
Cette procédure a-t-elle plus de chances d’aboutir que l'Initiative de transparence des industries extractives (EITI) de Tony Blair ? L’argumentaire des juristes sollicités par les ONG françaises pour rédiger la plainte consiste à dresser un parallèle entre la jurisprudence sur les délits économiques et la corruption à grande échelle des dictateurs africains.
« De manière parallèle, en matière d'abus de biens sociaux, il est admis que des fonds sociaux prélevés par le dirigeant social l'ont nécessairement été dans son intérêt personnel s'il n'est pas justifié qu'ils ont été utilisés dans le seul intérêt de la société », est-il ainsi notifié. « Un tel raisonnement peut être appliqué, par analogie, pour un chef d'Etat, à l'égard du délit de détournement de biens publics et/ou de recel de détournement de biens publics. »
Une convention internationale signée en 2005 est également invoquée dans ce document. « La France a été également le premier des pays du G8 à ratifier la convention internationale des Nations unies de lutte contre la corruption, dite de Mérida, qui fait de la restitution des biens et argent détournés un principe fondamental du droit international.
Pour autant, il n’est pas évident que des magistrats osent franchir le Rubicon de l’immunité judiciaire des chefs d’Etat en exercice. Si tant est qu’ils parviennent à traverser le mur des prête-noms et des hommes de paille.
Remue-ménage politique en vue
En réalité, s’ils visent le doyen de la Françafrique, les militants des ONG cherchent aussi à rappeler à l’opinion que la “rupture” prônée par Sarkozy peut s’étendre jusqu’au Gabon.
Omar Bongo Ondimba jouit en la matière de l’aura des pionniers. Tout commence en 1975, dans les couloirs d'une banque privée longtemps restée confidentielle, la French International Bank for Africa (Fiba). Cette dernière est fondée par le groupe pétrolier Elf et la famille Bongo, afin de bénéficier d’un guichet simplifié où les clients pouvaient retirer des sommes en liquide sur un simple appel du Président gabonais.
Comme l’expliquait au moment du procès Elf un ancien ministre des Finances congolais, N’Guila Mougounga, le compte de chaque Etat était alimenté directement par la manne pétrolière. Certains riches particuliers triés sur le volet avaient aussi la possibilité de détenir un compte à la Fiba.
Si la banque d’Elf n’existe plus depuis les enquêtes menées en France et en Suisse par quelques juges intrépides, les circuits de détournement de l’argent public ont été externalisés. Ce qui rend les choses à la fois moins risquées, d’un point de vue judiciaire, et plus fragiles, du point de vue de la fiabilité des opérations financières. Jusqu’à la prochaine offensive judiciaire...

L'hôtel particulier de Denis Sassou N'Guesso au Vésinet (DR).
02:45 Écrit par L'oeil de la Libération dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : detournements de fonds publics, sassou et bongo |
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19.03.2009
SASSOU NGUESSO PLEURE SA FILLE.
ARRET SUR IMAGE : VOYEZ COMMENT UN PERE PLEURE SA FILLE AÎNEE. EDITH SASSOU BONGO.
13:33 Écrit par L'oeil de la Libération dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (35) | Envoyer cette note | Tags : sassou nguesso pleure sa fille, edith bongo est decedee |
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RETOURNEMENT DE LA SITUATION. AFFAIRE KAMERHE
18/03/09 / REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MERCREDI (CongoForum)
On assiste bien entendu à la suite du « feuilleton Kamerhe » qui réserve sans doute encore quelques rebondissements… L’actualité reste dominée par le désaveu jeté sur le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, par sa famille politique, l’AMP , qui entend faire aboutir sa décision de le faire démissionner.
Après le boycott de la séance d’ouverture, « L’AMP d’accord pour la conférence des présidents conduite par Kamerhe », titre en manchette Le Palmarès.
Selon ce journal, l’horizon politique congolais tend à s’éclaircir après le ballet politique le week-end dernier entre Kinshasa et Goma. L’AMP annonce sa participation à la prochaine plénière ainsi qu’à la Conférence des présidents des différents groupes parlementaires, rapporte le confrère en soulignant que l’audition des différents rapports finie, le magistrat suprême a souverainement décidé de donner une nouvelle chance à la stabilité institutionnelle ainsi qu’à la démocratie au pays.
(Cette formulation ampoulée signifie que, d’après les informations dont on dispose au Palmarès, la décision de prendre une courbe rentrante aurait été prise par JK lui-même qui – bien que théoriquement « au dessus des partis » - ne peut éviter de se mêler quelque peu de ce qui se passe dans une Alliance qui se veut « Présidentielle »
Reste à savoir si l’injonction a été purement tactique – de manière à obtenir la démission de Kamerhe à moindre frais- ou si elle a une portée plus large. NdlR)
C’est la question que se pose La Référence+, laquelle se demande d’où vient ce revirement spectaculaire de l’Alliance de la majorité présidentielle et note que l’AMP a tenu une réunion lundi dernier, jour de la rentrée parlementaire, à son siège de la Gombe, après le boycott de l’ouverture de la session de mars.
La plate-forme présidentielle est prête à prendre part à la conférence de présidents pour discuter de l’ordre du jour de cette session, a confié M. Aubin Minaku, l’actuel porte-parole de l’AMP. A l’en croire, les députés de l’AMP présenteront les griefs portés à la charge de Vital Kamerhe à la plénière de l’Assemblée nationale. Pour lui, il y aura un débat et au terme de celui-ci un vote suivra. (Cela revient à une capitulation en rase campagne de l’AMP qui reconnaît par le fait même l’inanité de son boycott de la séance d’ouverture et l’invalidité de sa prétention à « l’effet immédiat » de son désaveu de Kamerhe. NdlR)
C‘est sans doute ce que veut dire le Phare qui note que Vital Kamerhe a réussi à profiter des avantages qu’offre la loi pour imprimer son tempo et rédiger son propre scénario d’abandon de ses charges. Un exercice délicat, rapporte le confrère, dont Kamerhe s’est acquitté avec un brio qui a surpris même ses plus farouches adversaires.
(C’est un autre aspect du problème : l’AMP se prive d’un Président de la Chambre dont la finesse et l’habileté manœuvrière lui ont rendu les plus grands services. On a peut-être insuffisamment compris que ce que l’on appelé la « sympathie », voire le « flirt » de Kamerhe avec l’opposition a consisté en fait à désarmer celle-ci en la laissant exercer pleinement ses droits. Il y a certainement à l’AMP d’autres hommes intelligents et souples. Encore faudrait-il, d’abord, qu’ils aient le genre d’intelligence et de souplesse que le Président sortant – ou « sorti » - possède à un degré éminent. D’autant plus que l’action contre Kamerhe émane des « rhinocéros », qui risquent d’y aller avec des sandales de plomb, là où faut une légèreté de ballerine. Or, quand on n’accepte pas les discours à la Chambre, l’on risque d’entendre gueuler dans la rue… NdlR)
Pour l’Observateur, « Aveuglée par sa haine de Kamerhe, l'AMP fait le lit de l'opposition ».
Et de préciser : « C'est du jamais vu ce qui se passe dans ce pays où la majorité se comporte comme si elle était dans l'opposition. Comme maître Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, l'AMP fait ostensiblement de l'opposition sans le savoir, non plus. C'est l'opposition qui se montre respectueuse du droit, alors que la majorité, sans raison majeure évidente, se vautre dans les marigots de la politique politicienne comme on sait bien le faire ici. »
Ces propos à la Une sont précisés dans un autre article, dû à Xavier Mirindi Kiriza et invitant l’AMP à faire preuve de mémoire :
« A l'heure qu'il est, le parti unique et ses méthodes n'inspirent plus que mépris et révolte. Pour la bonne et simple raison que la terre entière s'organise, du mieux qu'elle peut, pour que la démocratie ne soit plus, comme hier, une conquête et un bien de quelques peuples et de quelques nations, mais une conquête et un bien universels.
En voyant vivre l'Amp, l'on se pose la question de savoir si les dirigeants de celle-ci réalisent réellement que cette avancée démocratique, contre laquelle ils semblent mener un combat d'arrière-garde, n'est plus une simple vue d'esprit, mais une réalité qui crève les yeux en s'imposant.
Dans le cas contraire, ces dirigeants ont oublié une grande leçon de notre histoire. La voici : pour avoir engagé le même combat contre une évolution irréversible, le Mpr, Parti-Etat entreprit, ipso facto, de creuser sa propre tombe. En créant, dans ses propres rangs, des Moïse, des héros, des résistants et nous en oublions !
…
Entre 1990 et 1993, grâce à l'immense crédit dont il jouissait déjà auprès des Congolais, Zaïrois à l'époque, Tshisekedi eût arraché à Mobutu son fauteuil. Malheureusement, incapable de se dépouiller lui-même de son vieil homme du mobutisme, d'une part, et d'écouter le peuple et les sages, du dedans et du dehors, qui lui conseillaient de prendre le risque d'accepter d'affronter Mobutu dans les urnes, d'autre part, Tshisekedi rata bêtement son rendez-vous avec l'histoire. Un vrai parangon de Hannibal sachant vaincre mais ne sachant jamais profiter de ses victoires. Aujourd'hui, tout se passe comme si l'Amp brûlait d'envie de créer ses propres Moïse congolais. Cependant, rien ne nous dit que ces derniers seront d'autres Hannibal. »
L’Avenir se trouve encore une fois contraint de prendre un virage sur l’aile par rapport à ses propos sur le « politicien chauve-souris »
Pour ce journal, Thomas Luhaka, député Mlc, a raison lorsqu’il parle d’un problème interne à régler au sein de la coalition. (L’Opposition a raison ! On croirait entendre ital Kamerhe ! NdlR)
Dans un article publié dans ses pages intérieures sous l’intitulé : « Et si Kabila se montrait neutre…. », Le Potentiel note que par deux fois, à la ferme de Kingakati à Kinshasa et dans sa résidence officielle à Beni, le président de la République a affiché une attitude très calme et impassible, comme il en a le secret, face au déballage engagé avec acharnement par certains membres du bureau politique du Pprd contre le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe. Pour ce journal, la première impression qui se dégage est J. Kabila se réserve le droit de trancher impérativement en dernier ressort sur cette guéguerre dans sa cour, laquelle commence à le lasser si pas l’irriter, au moment où il attend de ses proches collaborateurs un meilleur rendement devant l’immense tâche de reconstruction du pays après le retour (très relatif !) de la paix à l’Est.
(D’après Colette Braeckman, Joseph Kabila est un homme qu’on sous-estime. Peut être, mais il faut bien admettre que si un talent lui manque, c’est bien celui de communiquer ! Sa « majestueuse réserve », quand il s’y tient, le préserve au moins des retombées de sa propre maladresse. Si l’alliance rwandaise était inéluctable et un certain secret, inévitable, pourquoi ne pas avoir fait annoncer la chose par les Ministres dont c’est la fonction ? NdlR)
« Et si Kamerhe retournait sa veste ? », s’interroge AfricaNews ,.qui souligne que rien aujourd’hui ne semble plus connecter Vital Kamerhe à sa famille politique. Tout les sépare. Kamerhe est-il prêt à franchir le Rubicon pour se positionner comme chef de file d’une opposition décapitée et en quête d’un second souffle ? AfricaNews soutient que les faits et gestes du concerné ne rassurent guère quant à une probable réconciliation des cœurs après toute la brouille ayant caractérisé sa problématique démission. Ce journal rappelle que plus d’une fois, Kamerhe s’est mis en porte-à-faux face aux idéaux de son parti et de sa famille politique. La mutation se réglait proprement, lentement de sorte qu’aujourd’hui, affirme AfricaNews, tout retournement de veste, ne saurait émouvoir les esprits lucides qui savent décrypter les signes du temps.
(Les diplomates se font facilement soupçonner d’être sournois, voire félons. Ils ont pourtant l’avantage que leurs victoires ne font pas de dégâts, contrairement à celles que l’on arrache à la massue ! Est-ce un tort de servir sa famille politique avec subtilité, quand on est né subtil ? NdlR)
Dans Forum des As, José Nawej gratifie ceux qui suivent ses « Billets » d’un jeu de mots en donnant des « Conseils vitaux à Vital » , conseils qui tiennent beaucoup du panégyrique : « Autant le reconnaître tout de go. Vital Kamerhe n’est pas un diable. Il est à mille lieues du prototype de la médiocrité politique zaïro-congolaise. Mieux, le jusqu’alors président de la Chambre des représentants a de l’envergure. Il a de l’étoffe.
En deux ans de présidence de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe a mis tout le monde d’accord sur sa capacité à tenir la Chambre. Auparavant, il avait donné toute la mesure de son entregent, de son dynamisme lors des négociations inter congolaises et à l’occasion de la campagne électorale de 2006.
Ces combats-là, Kamerhe les a gagnés. Bref, qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, Vital Kamerhe est une valeur sûre de l’espace politique congolais.
Seulement voilà, en politique, plus qu’ailleurs la loi de rapports de force est immuable. Même si, en l’occurrence, Vital Kamerhe n’a pas tout le droit contre lui. Mais quelque part, il est dit que la politique précède le droit. Sinon, on fait du juridisme.
Toujours en politique plus qu’ailleurs, il faut éviter de livrer un combat de trop. Au risque de rater sa sortie. Pour un acteur qui a encore l’avenir devant lui, ces constantes de la vie politique sont à méditer. »
© CongoForum, le mercredi 18 mars 2009
12:58 Écrit par L'oeil de la Libération dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : affaire kamerhe |
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FLORIBERT CHEBEYA BAHIZIRE ET COMPAGNONS DES DROITS DE L'HOMME LIBERES
KINSHASA (AFP) — Trois militants des droits humains et un journaliste arrêtés dimanche à Kinshasa par la police ont été libérés, ont annoncé mercredi des organisations congolaises de défense des droits.
"La Voix des Sans-Voix pour les droits de l'Homme" (VSV) est heureuse d'annoncer la libération de MM. Floribert Chebeya Bahizire, son directeur exécutif, Dolly Ibefo Mbunga, directeur exécutif adjoint et Donat Tshikaya, chargé de réception au Réseau national des ONG des Droits de l'Homme en RD Congo (Renadhoc)", indique un communiqué reçu mercredi par l'AFP.
Selon l'ONG, ces activistes des droits humains avaient été "enlevés" par des éléments armés de la police et en civil à l'issue d'une conférence de presse au siège du Renadhoc, consacrée à la crise institutionnelle en République démocratique du Congo.
Un journaliste d'une télévision privée, arrêté en même temps que les trois militants des droits humains pour avoir couvert leur conférence de presse, a également été libéré.
"Coco Tanda, caméraman de la chaîne de télévision privée Cntv (Canal numérique télévision), a été aussi libéré mardi soir au même moment que les défenseurs des droits humains", a affirmé mercredi à l'AFP le président de l'ONG "Journaliste en danger" (JED), Donat Mbaya.
"Sa caméra ne lui a pas été restituée. La police a demandé que les responsables de sa télévision viennent la récupérer aujourd'hui", a-t-il ajouté.
Les trois militants des droits humains "ont été détenus au secret à l'Agence nationale des renseignements (ANR) et à la Direction des renseignements Généraux et des Services Spéciaux de la police (DRGS) et placés sous le régime d'interdiction de toutes visites", a déploré VSV.
Selon VSV, la conférence de presse concernait l'annonce d'une marche pacifique et d'un sit-in devant le Parlement à Kinshasa pour lundi 16 mars afin de remettre un mémorandum aux présidents du Sénat, Léon Kengo, et de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe, "pour la sauvegarde de la jeune démocratie congolaise".
Ces arrestations sont intervenues au moment où le climat politique se tend dans Kinshasa entre les députés de la majorité du président Joseph Kabila et le président de l'Assemblé nationale.
L'Alliance présidentielle va présenter une motion de déchéance de Vital Kamerhe à la prochaine session ordinaire de l'Assemblée, dont la date n'est pas fixée. Elle lui reproche d'avoir désavoué publiquement le président Kabila en qualifiant de "grave" l'entrée le 20 janvier des soldats rwandais dans l'est du pays, après un accord entre Kinshasa et Kigali.
03:13 Écrit par L'oeil de la Libération dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : liberation du directeur executif de la voix des sans voix, floribert chebeya bahizire, droits de l homme en rdc |
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«Kabila» de plus en plus seul contre tous!
La majorité présidentielle AMP/PPRD s’effrite ! «Kabila» de plus en plus seul contre tous! L’ouverture de la session ordinaire du Parlement ce lundi 16 mars 2009 a montré que le combat politique et diplomatique de libération s’intensifie. Les signes de fin de règne de «Kabila» apparaissent plus clairement dans le ciel congolais. Alors qu’il était hier, le chouchou de la Communauté internationale et de quelques compatriotes inconscients ou ignorants de la supercherie de l’imposteur et des envahisseurs, «Kabila» voit aujourd’hui son pouvoir de plus en plus isolé. D’abord, ce lundi 16 mars, sa milice armée et sa soldatesque ont été obligé de bloquer la circulation pour empêcher le peuple kinois de déferler vers le Palais du Peuple en vue de crier leur colère contre lui. Ensuite, alors que sur ses instructions, tout le gouvernement a boycotté la cérémonie d’ouverture, c’est tout le corps diplomatique accrédité pourtant auprès de « Kabila » qui a fait le déplacement au Palais du peuple ! Selon un haut fonctionnaire administratif du Parlement, ! L’a-t-il seulement décrypté? A voir le comportement des faucons de son entourage on peut malheureusement en douter. Sous la panique, «Kabila» et l’AMP recourent à l’usage de mensonges, d’intimidations et de faux et usage de faux! La panique qui gagne chaque jour l’entourage immédiat du pouvoir d’occupation se traduit par l’agitation, l’énervement et les bourdes qui se multiplient dans le comportement des proches collaborateurs de «Kabila». Tenez ! La discipline du parti, l’esprit de solidarité et d’équipe ont totalement disparu au sein de la coalition PPRD/AMP. Pour preuve : Alors que Lambert Mende qui est devenu le spécialiste des fausses communications du Gouvernement a déclaré péremptoirement lundi à l'issue de la réunion des députés de l'AMP que le bureau de ce parti avait déjà rassemblé 301 signatures pour sa pétition visant la destitution de Vital Kamerhe ( propos repris ce mardi 17 mars par l’agence de presse Xinhuanet ), notre source au sein du siège de l’AMP sur avenue Lukusa nous assurait que Koyagialo n’avait jusque là que 190 signatures seulement! Et pour preuve, le bureau de coordination de l’AMP a même demandé aux chefs des partis de la coalition majoritaire AMP de signer la liste en lieu et place de leurs députés récalcitrants qui refusent toujours de s’exécuter. Alors que ces chefs de partis ne sont d’ailleurs pas députés, mais ministres du Gouvernement pour la plus part d’entre eux. Plusieurs députés de la majorité viennent d’élever de vives protestations en voyant leur nom sur la liste des signataires. Les députés patriotes ne se cachent donc plus dans la phase actuelle du combat au sein des institutions. Malgré les menaces et les intimidations dont a été l’objet l’Honorable député , l’élu du territoire de Kabare dans le Sud Kivu et Président du Groupe des Patriotes au Parlement, ce brave «résistant» a courageusement amené ses hommes à la cérémonie d’ouverture de la session ordinaire. Bravo ! Devant la décision de Kamerhe de convoquer d’abord la conférence des Présidents des Commissions du Parlement pour débattre avec eux l’ordre du jour dans lequel il pourrait être inscrit le problème de sa décision, l’AMP redoute une manoeuvre de diversion du Président du Parlement pour gagner du temps. D’autant plus qu’il n’a pas fixé une date pour la convocation de cette conférence. Ainsi, le vice-président démissionnaire du Parlement, l’AMP Christophe Lutundula a reçu l’ordre de la «haute hiérarchie» d’accélérer les choses et de prendre de vitesse Kamerhe en vue de le mettre devant un fait accompli. Ce mardi 17 mars, Lutundula a donc convoqué le Questeur démissionnaire lui aussi du bureau du Parlement, Modeste Bahati, pour lui intimer l’ordre d’écrire aux Présidents des Groupes et des Commissions du Parlement pour les convoquer à participer à la conférence ! Lutundula, qui est pourtant juriste, est censé savoir qu’ils ont déjà présenté une démission avec effet immédiat, et par conséquent, ils se sont d’ailleurs abstenus de prendre part à la cérémonie d’ouverture de la session ordinaire. Bien qu’une source au sein du cabinet de Joseph « Kabila » nous a confirmé que la lettre de démission du Questeur Bahati n’est pas encore réceptionnée dans le cahier de registre des courriers de la Présidence de la République. On se demande si l’intéressé a réellement déposé sa lettre En fait, personne dans l’AMP ne sait aujourd’hui qui est qui au sein de la majorité parlementaire, ou si cette majorité existe encore réellement. Plusieurs députés de la majorité (plus d’une centaine) qui ont refusé le mot d’ordre du parti et se sont rendus au Palais du peuple ce lundi 16 mars figurent dans la liste de ceux qui ont perçu les 4 ou 7 mille dollars américains pour sécher cette cérémonie! Si beaucoup de députés AMP n’étaient pas tombés dans le piège leur tendu au siège sur avenue Lukusa où ils ont été « retenus » sous prétexte d’attendre une importante communication directe du « raïs », «Kabila» fâché et déçu décide de prolonger sa retraite à l’Est de la RDC, près de la frontière rwandaise. Le retournement de la situation sur le terrain a déjoué toutes les prévisions de l’imposteur «Kabila». Nos sources qui séjournent avec lui à l’Est nous signalent que Kanambe est en pleine crise de colère. Surtout au vu du comportement des députés de la coalition qu’il a fait passer dans des conditions que chacun sait ! Il s’estime trahi par sa majorité parlementaire pour laquelle il a dépensé beaucoup d’argent. Notre imposteur national sent la terre glisser sous ses pieds. Plus rien ne le rassure aujourd’hui. ! Candide OKEKE Devant autant d’incertitudes sur le comportement des parlementaires congolais, décidés à résister jusqu’au bout contre l’occupation, la prédation des richesses nationales et la balkanisation du territoire national, « Kabila » préfère suivre de loin, près de la frontière rwandaise, suivez mon regard, l’évolution de la situation sur le terrain à Kinshasa. Et c’est de ce nouveau « refuge » qu’il vient de repousser à deux reprises son programme de retour dans la capitale congolaise. Jusqu’à quand ? Fait à Paris, le 18 mars 2009
02:41 Écrit par L'oeil de la Libération dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : affaire kamerhe vs kabila, amp, le pprd, rdc |
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LE FAMEUX DISCOURS DE VITAL KAMERHE
DISCOURS D’OUVERTURE DE LA SESSION ORDINAIRE DE MARS 2009 PRONONCE LE 16 MARS 2009 PAR L’HONORABLE VITAL KAMERHE, PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE DE NATIONALE
Honorable Président du Sénat ;
Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
Monsieur le Premier Président de la Cour Suprême de Justice ;
Monsieur le Procureur Général de la République ;
Honorables Membres des Bureaux de l’Assemblée Nationale et du Sénat ;
Messieurs les Vice-Premiers Ministres ;
Honorables Députés et Sénateurs, Chers Collègues ;
Mesdames et Messieurs les Ministres et Vice-Ministres ;
Excellences Messieurs les Ambassadeurs et Chefs des Missions Diplomatiques ;
Excellences Messieurs les Représentants des Organisations Internationales ;
Messeigneurs et Chefs spirituels des Confessions religieuses et des Eglises de réveil ;
Monsieur le Gouverneur de la Ville de Kinshasa ;
Monsieur le Bourgmestre de la Commune de Lingwala ;
Mesdames et Messieurs, Distingués invités,
C’est pour moi un honneur et un réel plaisir de procéder ce matin à l’ouverture solennelle de la Session ordinaire de mars 2009 de l’Assemblée nationale.
Je voudrais, à cette occasion, rendre d’abord grâce à Dieu qui est le Maître des temps et des circonstances.
Je remercie ensuite nos invités qui ont sacrifié un peu de leur temps précieux pour rehausser de leur présence cette cérémonie officielle et solennelle prévue par les articles 115 de la Constitution et 55 du Règlement Intérieur de l’Assemblée nationale.
Enfin, je souhaite la bienvenue aux Honorables Sénateurs et Députés, nos Chers Collègues qui reviennent de leurs vacances parlementaires.
Honorables Députés et Chers Collègues,
L’article 113 de notre Règlement intérieur nous impose à la fin des vacances parlementaires, de dresser, conformément au canevas établi par le Bureau de l’Assemblée nationale et de déposer auprès de ce dernier, un rapport sur la vie politique, administrative, économique, sociale et culturelle de l’entité dans laquelle nous avons passé les vacances parlementaires.
Je sais que pour des raisons évidentes, beaucoup d’entre nous n’ont pas pu atteindre leurs circonscriptions électorales. Le Bureau sera indulgent à leur égard.
Mais pour les autres, le Bureau attend, dès à présent, le rapport d’un chacun d’eux, afin qu’il en fasse la synthèse qu’il soumettra à l’adoption de la plénière, avant sa transmission au Gouvernement de la République pour dispositions utiles.
Ce n’est pas en vain que j’ai rendu grâce tout à l’heure à Dieu, car il fait répandre sa miséricorde et ses bénédictions sur nous tous, en nous renouvelant son souffle de vie et en permettant la réalisation du rendez-vous de ce jour.
Honorable Président du Sénat ;
Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
Monsieur le Premier Président de la Cour Suprême de Justice ;
Monsieur le Procureur Général de la République ;
Honorables Membres des Bureaux de l’Assemblée Nationale et du Sénat ;
Messieurs les Vice-Premiers Ministres ;
Honorables Députés et Sénateurs, Chers Collègues ;
Mesdames et Messieurs les Ministres et Vice-Ministres ;
Excellences Messieurs les Ambassadeurs et Chefs des Missions Diplomatiques ;
Excellences Messieurs les Représentants des Organisations Internationales ;
Messeigneurs et Chefs spirituels des Confessions religieuses et des Eglises de réveil ;
Monsieur le Gouverneur de la Ville de Kinshasa ;
Monsieur le Bourgmestre de la Commune de Lingwala ;
Mesdames et Messieurs, Distingués invités,
Qu’il me soit permis, dans le cadre de ce discours de vous brosser, en un premier point, le bilan de la Session ordinaire de septembre 2008 et de la Session Extraordinaire de décembre de la même année, en deuxième lieu, de m’appesantir, un tant soit peu, sur quelques faits saillants ayant emmaillé la période des vacances parlementaires et enfin, vous faire les perspectives et recommandations de la session qui s’ouvre aujourd’hui.
La formation du Gouvernement Muzito subséquente à la démission du Patriarche et Vénérable Gizenga Funji de ses fonctions de Premier Ministre, la procédure de son investiture après adoption de son programme d’action ainsi que le dépôt tardif du budget de l’Etat pour l’exercice 2009 expliquent le maigre bilan de la Session ordinaire de septembre 2008, au cours de laquelle notre Institution a adopté :
1. La proposition de loi portant composition, organisation et fonctionnement du Conseil Supérieur de l’Audio-visuel et de la communication de notre collègue, l’Honorable BOFASA DJEMA ;
2. La proposition de loi organique portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle de notre collègue, l’Honorable BULE Mohamed.
A la fin de la durée constitutionnelle de la Session ordinaire de septembre 2008, les deux Chambres n’avaient pas encore adopté, en des termes identiques, la Loi portant budget de l’Etat pour l’exercice 2009. Et comme les Députés étaient déterminés à donner au Gouvernement une loi budgétaire au plus tard le 31 décembre de l’année écoulée, de façon à commencer la nouvelle année avec un budget, la convocation de l’Assemblée en Session extraordinaire s’était donc imposée.
C’est pour cela que par ma décision n°0079/CAB/P/AN/2008 du 15 décembre 2008, j’avais convoqué l’Assemblée nationale en Session extraordinaire avec un ordre du jour précis.
Je voudrais à ce stade, réitérer mes félicitations aux Honorables Députés pour l’ab dénégation et l’assiduité au travail.
Aux termes de ces travaux et sur le plan de la production législative, notre Chambre a adopté, après les rapports des commissions mixtes paritaires avec le Sénat, les lois suivantes :
1. Loi portant protection de l’enfant ;
2. Loi portant budget de l’Etat pour l’exercice 2009.
Nous avons reçu du Sénat la Proposition de loi organique portant fixation de subdivision des territoires à l’intérieur des provinces que nous avons envoyée à la Commission Politique, Administrative et Juridique de notre Chambre pour examen et rapport à la plénière.
Au cours de cette Session extraordinaire, l’Assemblée nationale a examiné les initiatives de contrôle parlementaire prises par quelques uns de nos collègues.
Il s’agit de :
1. L’audition du Rapport de la Commission d’enquête parlementaire sur le détournement de la paie complémentaire des salaires de février et mars 2008 des enseignants du Sud-Ubangi dans la Province de l’Equateur.
La plénière a décidé de transmettre ledit rapport au Procureur Général de la République et de recommander à l’Assemblée Provinciale de l’Equateur d’en tirer les conséquences qui s’imposaient.
2. L’audition du Rapport de la Cellule de réflexion sur la problématique de l’industrie et du commerce du ciment en République Démocratique du Congo à la suite de la motion de notre collègue Jean BAMANISA.
La plénière peut se réjouir ensemble avec le peuple congolais car les travaux sur le rapport de cette Cellule dirigée par le Professeur KATANGA MUKUMADI, couplé avec les mesures appropriées prises par le Ministre de l’Economie et Commerce, Philipe FUTA, ont conduit à ramener le prix du ciment dans des proportions accessibles à tout le monde. Voilà un exemple d’une collaboration Assemblée nationale et Gouvernement qui a produit des effets bénéfiques pour l’ensemble de notre population.
Nous voulons donc exhorter le Premier Ministre à appliquer les autres recommandations de cette Cellule, spécialement celles qui concernent la CINAT.
La plénière a décidé aussi de charger la même Cellule de s’intéresser à d’autres produits de base pour en améliorer le circuit de desserte ainsi que le prix de vente.
3. La poursuite de l’examen du dossier SNEL-MAG Energy et celui des passeports biométriques.
A cet égard, la plénière a pris la résolution de charger la Cour des Comptes d’en finaliser l’examen. Le moment venu, le rapport de la Cour des Comptes sera présenté à la plénière pour examen et délibérations.
4. La question d’actualité adressée au Ministre des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction par l’Honorable Jean-Pierre PASI ZAPAMBA BUKA sur la détérioration des routes sur l’ensemble du pays en général et dans la Ville de Kinshasa en particulier.
Le Ministre concerné a donné un chronogramme de début des travaux de réfection des routes à partir de fin mars 2009.
5. La question orale avec débat adressée au Ministre des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction par l’Honorable PUELA sur la signature depuis le 18 novembre 2008, d’un contrat entre la RDC par l’entremise du Ministre des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction avec l’entreprise chinoise, groupe du 7e Bureau de Chemin de Fer de Chine (CREC7) pour l’exploitation en Built-operet transfert (BOT) de la Route Nationale n°1 Kinshasa-Matadi.
Le Ministre a donné des informations utiles qui ont emporté l’adhésion de la plénière.
6. La question orale avec débat adressée au Ministre des Mines par l’Honorable Ghislain KIENGE DYASHI concernant la gestion du secteur minier face à la crise financière internationale.
La plénière a recommandé au Gouvernement par l’entremise du Ministre des Mines de procéder à la révisitation des contrats répertoriés comme posant problème et de faire rapport à l’Assemblée.
Un délai de 60 jours avait été accordé au Gouvernement pour ce faire.
7. La question orale avec débat adressée au Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel par l’Honorable Christophe MBOSO N’KODIA PWANGA sur la correction informatisée des Examens d’Etat édition 2007-2008.
Nous avons chargé, après débats, la Commission Sociale et Culturelle de notre Chambre à laquelle devait se joindre l’auteur de la motion, et d’ailleurs à l’invitation du Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnelle de descendre dans les services compétents de ce ministère pour se rendre compte des insuffisances réelles ou supposées de la correction informatisée des examens d’Etat.
La Commission présentera son rapport à cet effet, au cours de cette session.
8. La question orale avec débat adressée au Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire par l’Honorable Jean-Lucien BUSSA TONGBA concernant les réformes à envisager sur tous les plans en vue de la valorisation de l’Enseignement Supérieur et Universitaire dans notre pays.
Le Ministre concerné, après avoir brossé avec maitrise l’historique de l’Enseignement Supérieur et Universitaire dans notre pays et après avoir présenté les maux dont celui-ci souffrent, a dégagé les pistes des reformes envisagées dans son ministère.
La plénière en a pris acte et l’en a félicité.
9. La question orale avec débat adressée au Ministre de la Fonction Publique par l’Honorable Nicolas MODUA MOLENGOMO à propos des mises en place intempestives des Secrétaires Généraux de l’Administration publique.
Le Ministre invité à cet effet, a reconnu la pertinence de la préoccupation soulevée par l’Honorable MODUA dans sa question. Il a promis de s’y mettre afin de régulariser la situation des Secrétaires Généraux se trouvant dans leurs droits.
L’examen du dossier de validation des pouvoirs des suppléants présenté par la Commission Politique, Administrative et Juridique, a conduit la plénière à constater des infractions de faux et usage de faux dans le chef du Ministre des Affaires Sociales et Humanitaires, Barthélemy BOTWALI LENGOMO. Les débats qui s’en étaient suivis ont conduit au vote de sa mise en accusation devant le Procureur Général de la République.
Ce vote n’a pas pu atteindre le quorum de la majorité qualifiée par le Règlement Intérieur. Ce dossier a été ainsi clôturé.
Enfin, trois questions écrites ont été adressées à trois membres de l’Exécutif.
Il s’agit de :
Primo : La question écrite de l’Honorable TAKIZALA MASOSO Alexis adressée au Directeur Général des Migrations ;
Secundo : La question écrite des Honorables BULAMBO KILOSHO et JEMSI MULENGWA Jean-Kevin adressée aux Ministres de la Fonction Publique et de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel sur la situation administrative et salariale des Agents et Fonctionnaires de l’Etat et la mécanisation des écoles des territoires de Fizi et de Mwenga ;
Tertio : La question écrite de l’Honorable ANZIAMA KAMUZIBAMI adressée au Ministre de l’Energie au sujet de la non réalisation des projets financés sur le crédit PPTE, exercice 2005.
Les Ministres concernés y ont répondu et un rapport y afférent sera présenté au cours de la présente session.
Faudra-t-il vous rappeler que l’œuvre de la réforme de l’Etat est loin d’être achevée ? Il nous reste beaucoup à faire ! C’est pourquoi, je demande à tous, à commencer par moi-même, de mettre les bouchées doubles pour que les lois en rapport, notamment avec la décentralisation, la justice, les finances, les services de sécurité et les élections puissent être adoptées au cours de cette session.
Honorables Députés et Chers Collègues,
Je voudrais dire à présent, un mot sur le contrôle parlementaire qui est une mission constitutionnelle importante de notre Chambre.
En effet, il vous souviendra que la plénière avait pris un bon nombre des résolutions portant création des commissions d’enquêtes parlementaires. Faute des moyens financiers, nous n’avons pas pu vous charger de ces missions de contrôle durant les vacances parlementaires comme il avait été décidé.
Sans non plus verser dans la léthargie, votre Bureau a chargé la Cour des Comptes de toutes ces missions qui, au moment où je vous parle, est à pied d’œuvre sur le terrain.
Les rapports de toutes ces missions vous seront soumis le moment venu pour examen et décisions à prendre.
Honorable Députés et Chers Collègues,
J’en arrive maintenant au chapitre des points saillants qui ont émaillé la vie politique nationale au cours de nos deux mois des vacances parlementaires.
Il vous souviendra qu’au cours de ces vacances parlementaires, deux événements et non des moindres, ont accaparé l’attention de tout le monde. Deux événements, qui ont dû surprendre nombre d’entre vous, y compris moi-même. Il s’agit, vous vous en doutez bien, de la démission en cascade des membres du Bureau de l’Assemblée nationale et de la pétition initiée par certains de nos collègues.
D’aucuns peuvent s’étonner que dans ma position de Président de l’Assemblée nationale, je ne puisse tenir informée l’opinion nationale et internationale des problèmes que connait notre institution.
Concernant la pétition initiée par l’Honorable KYAVIRO, qui a tant défrayé la chronique, je peux affirmer qu’il y a eu plus de peur que de mal. Il sied de rappeler que la pétition est un droit reconnu par la Constitution à tout député et même à tout Congolais.
Cette pétition dont certains m’attribuent la paternité, plus pour nuire à ma personne que pour établir la vérité, était, en réalité, adressée non pas au Président de la République mais au Premier Ministre, le Chef de l’Etat n’étant pas responsable devant l’Assemblée nationale.
Comme vous venez de le remarquer, c’est donc au Premier Ministre que cette pétition était adressée afin qu’il vienne expliquer aux élus du peuple ce qui s’est passé dans le Nord-Kivu. C’est un droit pour les députés d’exiger au Gouvernement des explications, dès lors que la situation du pays l’exige. Et c’est une obligation pour le Gouvernement de se soumettre à cet exercice. C’est pour vous dire que le Président de l’Assemblée nationale n’est ni à la base, ni un des auteurs de la pétition qui était adressée au Gouvernement.
L’objet de cette pétition pour peu que je m’en souvienne, visait à obtenir du Premier Ministre et des membres du Gouvernement concernés, les informations utiles en rapport avec les opérations militaires conjointes des forces armées de la RDC et du Rwanda dans le Nord-Kivu.
Puisque cette opération n’était pas la première du genre et se souvenant encore des dégâts collatéraux parmi les populations civiles consécutives aux opérations contre la LRA dans la Province Orientale, les Députés Nationaux ont voulu tout simplement savoir, sans entrer dans le secret de la défense, si cette fois, toutes les dispositions ont été prises pour la protection des populations civiles afin d’éviter une nouvelle tragédie humaine au Nord-Kivu.
Dire cela, n’est ni empiéter sur les prérogatives constitutionnelles du Gouvernement, ni chercher à s’opposer au retour de la paix dans le Nord-Kivu, au contraire, cela a toujours été notre prière et nous n’avons jamais ménagé d’effort pour le rétablissement de la paix sur l’ensemble de notre territoire.
Tout ce que nous souhaitons est que les choses se passent correctement avec l’appui et le soutien de tous, de manière à ce que le processus ainsi enclenché devienne irréversible pour le bien de tous.
Ces députés étaient dans leurs droits conformément à la Constitution et au Règlement Intérieur de l’Assemblée nationale.
Cette question ne devait donc pas soulever une levée de boucliers pour le cas de notre pays, la RDC, qui a toujours été cité en Afrique comme un modèle de démocratie réussie au regard des dernières élections présidentielles, législatives nationale et provinciales.
On ne peut pas jeter le discrédit sur les députés tout simplement parce qu’ils ont exercé une prérogative qui leur est reconnue constitutionnellement, encore qu’en l’espèce, cette pétition n’a jamais été déposée à mes services.
Il est nécessaire d’insister que celle-ci n’était pas adressée au Président de la République qui, constitutionnellement, n’est pas politiquement responsable devant l’Assemblée nationale.
Le Chef de l’Etat, symbole de l’Unité nationale mérite respect et protection par nous tous. Je ne permettrais pas que son image soit ternie, ni au sein de notre Institution, ni ailleurs.
Je pense que les membres du Gouvernement de la République doivent éviter de se cacher derrière le Chef de l’Etat, qu’ils exposent inutilement, pour chercher à échapper à leur responsabilité politique devant l’Assemblée nationale. Le Chef de l’Etat n’est pas leur bouclier. Quant on les invite à l’Assemblée nationale, ils doivent savoir que c’est un exercice démocratique auquel ils doivent se soumettre et s’habituer.
J’invite donc, le Gouvernement dans son ensemble, à s’assumer et à justifier promptement sa gestion des affaires de l’Etat devant les Honorables Députés d’une part, et à éviter de mêler le Chef de l’Etat qui, pourtant, au terme de l’article 69 de la Constitution, est l’arbitre neutre chargé de veiller au bon fonctionnement des toutes les institutions.
Faut-il rappeler que notre Chambre a reçu de la Constitution les missions de légiférer, de contrôler le Gouvernement, les entreprises publiques et tous les établissements et services publics ainsi que, le cas échéant, celle de les sanctionner.
L’Assemblée nationale composée de 500 Députés élus démocratiquement entend assumer pleinement et en toute responsabilité, les missions lui dévolues par la Constitution. C’est pour cela que je félicite les Honorables Députés, qu’ils soient de la Majorité ou de l’Opposition pour leurs initiatives de contrôle parlementaire.
Le fait de détenir la majorité à l’Assemblée nationale ne dispense pas le Gouvernement du contrôle parlementaire, de même qu’il ne condamne pas les députés de la majorité au déni ou mieux au silence.
Honorables Députés et Chers Collègues,
Compte tenu de ce qui précède, il s’impose à moi le devoir de vous rappeler que le mandat du Député national n’est pas impératif, conformément à l’article 101 alinéa 5 de la Constitution qui dispose que «Tout mandat impératif est nul ».
En effet, Pierre AVRIL et Jean GICQUEL dans leur ouvrage intitulé droit parlementaire, 3e édition, publié par les éditions Montchrestien, édition de 2004, enseignent en page 33 que « le terme mandat impératif doit être entendu comme un acte établissant un rapport de droit entre le mandataire et le ou les mandants, tel que le premier se trouve dans leur dépendance étroite. Cette dépendance se traduit par la révocation de l’élu qui ne se conformerait pas aux engagements qu’il a contractés ». C’est donc ce mandat impératif que notre Constitution a proscrit.
Car, ainsi qu’on peut lire dans la revue Parlement et Démocratie au vingt et unième siècle, guide des bonnes pratiques, édition de 2006 en page 41, je cite : « les parlementaires ont l’obligation individuelle de défendre les intérêts de leurs électeurs, de s’opposer aux politiques qu’ils estiment dévoyées ou nocives, même lorsqu’elles sont soutenues par leur propre parti politique».
Nous devons donc arrêter rapidement cette tendance observée ces derniers temps de l’intrusion des partis et regroupements politiques, faits privés dans le fonctionnement des Institutions de l’Etat.
Honorables Députés et Chers Collègues,
S’agissant de la démission, beaucoup de gens s’interrogent ici et là sur les raisons de ces démissions en cascade des membres du Bureau de l’Assemblée nationale ? Quelle faute collective ont-ils commise pour démissionner tous en même temps ? Qu’est-ce qui se cache derrière ces démissions qui soulèvent beaucoup d’interrogations dans l’opinion alors que tout le monde sait que chacun a été élu de façon individuelle, la démission de l’un ne devant pas entrainer celle des autres ?
Pourquoi, se demande-t-on aussi, les démissionnaires n’ont-ils pas attendu l’ouverture de la présente session pour quitter le Bureau en toute légalité ? Ont-ils quelque chose à cacher ou bien c’est dans le seul souci de les humilier ?
Le public s’interroge, aussi, pourquoi le Président de l’Assemblée nationale n’a pas lui aussi rendu le tablier ? Autrement-dit, l’opinion cherche à savoir pourquoi le Président de l’Assemblée nationale ne démissionne toujours pas alors que cela lui aurait été demandé par son parti. Des gens se demandent aussi pourquoi l’UDEMO qui est aussi membre de la coalition AMP-PALU-UDEMO a demandé à son représentant au Bureau de l’Assemblée nationale d’attendre l’ouverture de la présente session pour présenter sa démission devant la plénière ?
En ce qui me concerne en tant que Président de l’Assemblée nationale, je n’ai pas voulu m’expliquer en dehors de cet hémicycle de peur d’enfreindre moi-même la loi. Si j’avais démissionné en votre absence, j’aurais violé l’esprit et la lettre de la Constitution, j’aurais abusé de votre confiance vous tous qui m’aviez élu, et j’aurais en même temps bafoué les règles qui régissent notre Institution.
Le Président Mitterrand, que je cite de mémoire disait : « on sauve la démocratie par le respect des lois. On la perd par la raison d’Etat ».
Pour revenir à la démission des membres du Bureau de l’Assemblée nationale, je vous informe qu’à ce jour, le Secrétariat de mon Cabinet a enregistré, de façon formelle, les lettres de démission de quatre membres du Bureau de l’Assemblée nationale, à savoir :
- l’Honorable Christophe LUTUNDULA APALA Pen’APALA, Premier Vice-Président ;
- l’Honorable Marc MVWAMA ANEDU, Deuxième Vice-Président et ;
- Honorable KATENDE wa NDAYE MULEDI, Rapporteur ;
- l’Honorable Brigitte KALABA SANKWE, Questeur Adjoint.
Pour l’Honorable BAHATI LUKWEBO Modeste, Questeur, donné comme démissionnaire, mon secrétariat n’a pas enregistré à ce jour leurs lettres de démission.
Honorables Députés et Chers Collègues,
Pour n’avoir pas présenté ma démission en votre absence, certains m’ont accusé, à tort, de vouloir engager un bras de fer avec la hiérarchie de mon parti.
En effet, je n’ai jamais, dans ma vie politique, vécu un moment aussi palpitant que celui-ci, où la quasi-totalité de la presse tant écrite qu’audiovisuelle, toutes tendances confondues, m’a réservé autant de titres et d’émissions, les uns pour me vilipender, ne comprenant pas mon attitude de ne pas présenter ma démission, les autres pour me féliciter pour mes convictions et ma détermination de préserver du naufrage la démocratie et l’institution Assemblée nationale.
Car, à la moindre maladresse de ma part, on pourrait se retrouver à la case de départ où finalement ce serait les membres du Gouvernement, pour la plupart Chefs des partis, qui désormais en viendrait à donner les ordres aux députés, à leur guise, au risque de conduire ces derniers de façon inconsciente dans le piège de l’autodissolution de l’Assemblée nationale ; Ce qui est aussi contraire à la nature du mandat de député, qui n’est pas impératif comme j’ai eu à le souligner plus haut.
Ma position m’a valu aussi une campagne de diabolisation systématique à Kinshasa comme à l’intérieur jusque dans mon fief électoral au Sud-Kivu par des personnes qui pensaient bien faire !
Pendant toute cette période, j’ai gardé le silence, non pas parce que je n’avais rien à dire, ou que je pensais surtout à préserver ma propre personne, mais plutôt à préserver la démocratie pour laquelle notre peuple s’est battu jusqu’au sacrifice suprême. Et j’ai fait mienne la sagesse d’un auteur français du nom d’Alfred de Vigny, qui disait : « Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse ».
Je mets donc toutes ces pratiques et actions sur le compte de l’apprentissage de la démocratie, chacun de nous étant appelé à gagner à son niveau le combat de la tolérance et de l’amour du prochain.
Comme disait Ghandi, « le plus grand combat que l’on doit gagner, c’est contre soi-même qu’il faut le gagner, en refoulant constamment la mauvaise nature qui nous pousse à détruire ce que nous avons érigé au prix de beaucoup de sacrifices ».
Honorables Députés et Chers Collègues,
J’ai gardé aussi le silence par respect pour cette liberté des autres d’exprimer leur opinion et j’ai porté sur moi le poids de tolérer les opinions différentes aux miennes.
Cette attitude que je continue à observer jusqu’à ce jour, n’est nullement, j’insiste, de l’indiscipline face à la hiérarchie de ma famille politique, encore moins un bras de fer, comme certains l’ont prétendu, ni de la surenchère politique, ni la recherche d’une singularisation quelconque, mais la conviction qu’en tout temps et en tout lieu, la vérité est dans la mesure, et que jamais les Nations ne se construisent aux extrêmes. Car la dialectique nous apprend qu’aucune thèse n’est exacte si elle n’a été confrontée à son antithèse.
C’est du choc de ces deux réalités que l’on progresse par la synthèse. C’est aussi du choc des idées que jaillit la lumière.
C’est cela et rien d’autre. Tout en étant conscient de ce que les membres de ma famille politique attendaient de moi, c’est-à-dire, démissionner avec effet immédiat, j’étais en même temps persuadé que quelque part dans le pays, les députés et sénateurs en vacances, les femmes, les hommes, les jeunes, les défenseurs de droit de l’homme et les églises ainsi que toute la société civile et nos chers compatriotes de la diaspora voulaient de moi, une attitude, un comportement responsable pour d’abord préserver la démocratie et son artisan, j’ai cité le Président Joseph KABILA ; pour ensuite sauver l’honneur et le prestige de l’Assemblée nationale, et pour protéger la loi suprême du pays, j’ai cité la Constitution, et enfin observer strictement le texte qui régit l’Assemblée nationale, à savoir le Règlement Intérieur.
Je reste convaincu que cette attitude que je me suis imposée n’était pas vaine. Cette attitude, disais-je, n’était pas inutile pour la démocratie pour laquelle nous nous sommes tous mobilisés avec l’aide très appréciable de la Communauté Internationale. Car en revisitant l’histoire politique de notre pays, je me suis rendu compte des ravages et dégâts irréparables que peut causer toute décision hasardeuse. J’ai voulu donc épargner notre pays des divisions inutiles.
Honorables Députés et Chers Collègues,
Maintenant que je procède à l’ouverture de cette session de mars 2009, je voudrais rassurer le Président de la République, Chef de l’Etat et ma famille politique, que j’inscrirai la question de ma démission et du renouvellement du Bureau à la prochaine réunion de la Conférence des Présidents, avant de venir en débattre en plénière, et ce, en conformité avec la Constitution et notre Règlement Intérieur.
Même si je me suis imposé le silence, j’aimerais quand même préciser certaines choses qui m’ont paru comme des contre-vérités monstrueuses et grossières dans les déclarations de certains politiciens en mal d’arguments et de positionnement.
Je voudrais ici dire et prendre l’Assemblée nationale à témoins que j’ai été parmi les premiers à prôner le rapprochement avec le Rwanda par le rétablissement de nos relations diplomatiques qui devaient conduire rapidement à l’accréditation des ambassadeurs dans nos deux pays respectifs.
Puisque l’histoire est têtue, j’ai eu le privilège de m’exprimer tout récemment au Parlement du Rwanda où j’ai affirmé clairement que l’histoire et la géographie condamnent nos deux peuples et nos deux pays à vivre en une parfaite harmonie et entente.
Au cours de cette adresse, j’ai insisté aussi en disant que personne ne déplacera le Rwanda et personne non plus ne déplacera la RDC.
Mon choix au cours des récents conflits que le pays a connu a toujours été constant : C’est celui de privilégier le dialogue, la négociation à la guerre.
Je n’ai pas besoin d’énumérer ici toutes les étapes auxquelles j’ai pris part depuis le processus de Lusaka en passant par Sun City jusqu’à la toute récente Conférence sur la Paix, la Sécurité et le Développement dans les Provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Mon expérience dans les travaux réussis de la Commission de pacification de l’Ituri, où nous avons pris des risques énormes avec le Professeur NTUMBA LWABA me conforte dans mes convictions.
En juin 2007, mû uniquement par le souci de la recherche de la paix, j’avais présenté un plan de sécurisation des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, dont la copie avait été remise à la mission du Conseil de Sécurité des Nations Unies de passage dans notre pays.
Tout récemment encore, en octobre 2008, l’Assemblée nationale a adopté un plan de sortie de crise à l’Est de la RDC au cours de sa plénière du mercredi 29 octobre 2008.
Ce plan qui avait été entériné par le Gouvernement a ouvert la voie aux négociations avec le CNDP et entre les Ministres des Affaires Etrangères du Rwanda et de la RDC.
Il s’est fait qu’au cours des négociations de Nairobi, Laurent NKUNDA, leader du CNDP, dans une lettre adressée au Président de l’Assemblée nationale et à celui du Sénat, avait exigé la présence du Président KENGO et de moi-même pour parrainer ces discussions.
Moi j’ai appris qu’on ne peut négocier qu’avec son ennemi ou son adversaire et ce n’est pas un signe de faiblesse. C’est pourquoi, j’avais encouragé les pourparlers de Nairobi qui se poursuivent présentement à Goma. Je ne doute pas que l’expérience des anciens Présidents OBASANJO du Nigeria et MKAPA de la Tanzanie constitue une garantie à l’aboutissement heureux de ces négociations.
Honorables Députés et Chers Collègues,
Nous avons donc à cet instant précis, une responsabilité historique d’incarner pour les générations futures, les chances d’un passage à témoins. Car nous devons leur léguer une société meilleure que celle dont nous avons héritée. Et nous ne pouvons le faire que si nous mettons Dieu au centre de nos actions d’une part, et d’autre part si nous renonçons aux anciennes habitudes, ces antivaleurs qui sont déjà un obstacle aujourd’hui au développement et qui seront demain un frein à l’épanouissement d’une nouvelle société congolaise.
Dieu doit être de tous nos projets. Car il est dit dans la Bible : « Si Dieu n’est battu la maison, en vain peinent les bâtisseurs, si Dieu ne garde la Ville, en vain la garde veille »
Nous sommes tous, donc, acteurs de l’histoire commune de notre pays. Il nous revient à nous-mêmes de choisir la partition que nous voulons jouer, celle de la discorde, de la division ou celle de l’union pour le progrès.
Honorables Députés et Chers Collègues,
Dans mon discours d’investiture à l’occasion de l’installation du Bureau de l’Assemblée nationale, j’avais promis de faire de l’Assemblée le creuset de la démocratie dans notre pays. J’entendais par là, en faire le lieu où la Majorité et l’Opposition devraient s’exprimer librement afin de réduire la tension politique dans les rues et les cités du pays. En le faisant, je ne pense pas avoir trahi mon parti et le peuple congolais.
J’avais promis de faire de notre Chambre une famille parlementaire où les Députés de la Majorité et de l’Opposition devraient croiser leurs idées dans la convivialité pour booster notre société vers le progrès. Je me réjouis que cela soit devenu aujourd’hui une réalité. J’invite donc tout le monde à faire un effort pour accéder à cette exigence démocratique d’une société moderne.
La situation de notre pays qui renoue avec la paix, demande de nous tous, un sursaut patriotique pour tendre vers une sorte d’union sacrée dans la communion des esprits et des efforts nécessaires à l’amorce du combat de la reconstruction et du développement sous l’égide du Président de la République, Chef de l’Etat.
Trêve de divisions, de dissensions et de crises artificielles, car l’heure est aux débats d’idées, à la justice pour tous et au travail bien fait, bref au respect des valeurs républicaines qui intègrent les exigences de bonne gouvernance, de démocratie et d’observation des droits de l’homme.
Honorable Président du Sénat ;
Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
Monsieur le Premier Président de la Cour Suprême de Justice ;
Monsieur le Procureur Général de la République ;
Honorables Membres des Bureaux de l’Assemblée Nationale et du Sénat ;
Messieurs les Vice-Premier Ministres ;
Honorables Députés et Sénateurs, Chers Collègues ;
Mesdames et Messieurs les Ministres et Vice-ministres ;
Excellences Messieurs les Ambassadeurs et Chefs des Missions Diplomatiques ;
Excellences Messieurs les Représentants des Organisations Internationales ;
Messeigneurs et Chefs spirituels des Confessions religieuses et des Eglises de réveil ;
Monsieur le Gouverneur de la Ville de Kinshasa ;
Monsieur le Bourgmestre de la Commune de Lingwala ;
Mesdames et Messieurs distingués invités,
Je ne saurais terminer ce discours sans faire allusion à la femme et à la jeune fille congolaises auxquelles le mois de mars est dédié. L’Assemblée nationale ne ménagera aucun effort pour améliorer la protection légale de la femme dans notre société et pour veiller, dans la mesure de ses compétences, à leur représentation dans la vie publique. Je tiens à les féliciter au nom de tous les Députés.
Je ne cesserai de condamner de la manière la plus vigoureuse toutes les violences faites aux femmes. Et j’exhorte les instances compétentes pour poursuivre et sanctionner les auteurs de ces crimes odieux.
Comme j’ai eu à le dire, à l’occasion de l’installation du Comité de pilotage du projet de mise en œuvre de la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, les hommes de notre pays et de beaucoup de pays africains, doivent cesser de considérer la promotion de la femme comme un cadeau.
Les femmes congolaises, j’allais dire les femmes africaines, sont très compétentes. Je ne comprends pas pourquoi certaines fonctions sont considérées dans le cas de mon pays, comme une chasse gardée des hommes.
Par ailleurs, pour terminer sur une note positive, notre pays vient de connaitre un événement sportif historique. Il s’agit de la victoire de nos Léopards au premier Championnat africain de Football des Nations réservé aux joueurs évoluant sur le continent.
Emboitant le pas au Chef de l’Etat, je voudrais, au nom des Honorables Députés et au mien propre, présenter mes sincères félicitations à ces vaillants fils du pays. Autant que la Nation toute entière, l’Assemblée nationale leur exprime toute sa reconnaissance et son admiration.
Il ne me reste plus qu’à réaffirmer mon appel à l’apaisement et à la concorde nationale. Et je voudrais insister sur l’obligation qui nous est faite de respecter les droits de l’homme, fondement de notre vie en commun.
C’est ici donc le lieu de demander aux services compétents de procéder à la relaxation de tous les activistes de droits de l’homme et toutes les autres personnes qui ont été arrêtées uniquement pour avoir exprimé leur opinion en rapport avec la réconciliation nationale, la démocratie et la présente rentrée parlementaire.
Je voudrais en terminant emprunter l’étoffe du Pasteur et faire mien le message qu’un ami, un collègue député élu du Katanga vient de m’envoyer et que j’adresse à notre peuple en n’inspirant des saintes écritures : « Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous » et il ajoute : « Tant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous ».
Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo,
Que Dieu bénisse notre Assemblée Nationale,
Je déclare ouverte la Session ordinaire de mars 2009.
Je vous remercie.
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO Assemblée Nationale DISCOURS D’OUVERTURE DE LA SESSION ORDINAIRE DE MARS 2009 PRONONCE LE 16 MARS 2009 PAR L’HONORABLE VITAL KAMERHE, PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE DE NATIONALE Palais du Peuple, le 16 mars 2009
01:47 Écrit par L'oeil de la Libération dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : discours de vital kamerhe, au parlement |
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06.12.2008
FAUDRAIT-IL REVOIR LES CRITERES D'OCTROI DE LA NATIONALITE EN RDC?
LA QUESTION DE NATIONALITE EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO (RDC) : UNE POLITIQUE EN DENTS DE SCIE? (Par : Prof. YAV KATSHUNG JOSEPH)
INTRODUCTION
La nationalité constitue le fondement du droit à la participation politique, au droit foncier, etc. En Afrique, les questions de nationalité sont sous-jacentes de nombreux conflits tels sont les cas en Cote d’Ivoire et en RDC. A cet effet, DOMINIC JOHNSON nous renseigne que les conflits de nationalité en Afrique sont intimement liés aux mouvements de démocratisation qui secouent les Etats africains depuis le début des années 90.
Quand les dictatures issues de la décolonisation se sont enfoncées dans la crise, dans les révoltes populaires et les luttes de pouvoir au sein des élites, la question "Qui a le droit de revendiquer les droits de citoyenneté dans un Etat" est devenue très importante, pour des raisons évidentes: il s'agissait de déterminer qui a le droit de vote et qui ne l'a pas, qui a le droit d'être élu et qui ne l'a pas, et aussi qui peut revendiquer des droits de propriété et qui ne le peut pas.
De là, beaucoup de leaders politiques à travers le continent ont cru bon de se créer un avantage en proclamant l'exclusion d'une partie de la population au nom de la "nationalité douteuse", surtout si ces populations étaient perçues comme soutiens d'un rival politique. Il y a beaucoup de moyens de tricher dans une élection, mais le moyen le plus sûr est de refuser le droit de vote à des électeurs qui vont voter contre vous en prétendant que ce sont des étrangers et donc des « sans droits ». Ces conflits aussi sont souvent liés à des problèmes électoraux.
Cela est d’autant plus vrai car, depuis les années 90, la RDC a été et demeure le théâtre des conflits liés à la question de nationalité avec comme conséquence que cela a sur les droits y découlant. Aussi, plusieurs auteurs affirment que les conflits en RDC sont en grande partie causés par l’évolution de la politique de nationalité qui n’a cessé de progresser en dents de scie. Dans cet article, nous donnerons l’évolution de la loi sur la nationalité et ses conséquences sur la participation politique et la stabilité du pays. Le cas des banyamulenge et banyarwanda sera évoqué comme illustratif pour démontrer les compénétrations entre la politique et l’ethnicité, etc.
I. Définition et règles d’attribution de la nationalité
On peut définir la nationalité comme le lien juridique qui rattache une personne à un Etat ou encore comme " l'appartenance juridique et politique d'une personne à la population constitutive d'un Etat " . Ainsi qu'en a disposé la CIJ, dans son arrêt du 6 avril 1955, dans l' ‘Affaire Nottebohm’ " La nationalité est un lien juridique ayant à sa base un fait social de rattachement, une solidarité effective d'existence, d'intérêts, de sentiments joints à une réciprocité de droits et de devoirs; elle est, peut-on dire, l'expression juridique du fait que l'individu auquel elle est conférée, soit directement par la loi, soit par un acte de l'autorité, est en fait rattaché à la population de l'Etat qui la lui confère plus qu'à celle de tout autre Etat".
Chaque Etat est libre de fixer les règles d'acquisition de sa nationalité. De 1964 à nos jours, la définition de la nationalité congolaise s'est basée sur les principes suivants :
- L'appartenance à des tribus sensées avoir habité sur le territoire national avant la colonisation pour définir la nationalité d'origine ;
- Cette nationalité d'origine se transmet par le droit du sang;
- L'unicité et l'exclusivité de la nationalité congolaise;
- Des restrictions aux capacités de citoyens naturalisés, exprimés en termes de " petite naturalisation " et de " grande naturalisation ".
II. La nationalité, fondement de la participation politique et sa question en RDC
II.1. Fondement de la participation politique : Notions
La nationalité est indissociable des modes de participation à la vie de la cité (le vote, les manifestations, les pétitions, le militantisme, etc.) Elle entraîne aussi des obligations spécifiques : devoir de voter, le devoir fiscal, le devoir de solidarité, etc.
La question centrale est celle de l’identité nationale, et la représentation sociale qui sous-tend les débats est l’opposition dedans/dehors; nous/eux; nationaux/ étrangers. Toute organisation et toute organisation politique, par définition, inclut les uns et exclut les autres. Ce qui différencie les modes d’organisation politique, c’est le principe et les modes de l’inclusion et de l’exclusion.
A cet effet, tout Etat démocratique est fondé sur un principe d’inclusion politique des citoyens et d’exclusion politique des non-citoyens (qui sont citoyens d’un autre pays, puisque juridiquement tout homme a droit à une nationalité), mais en leur garantissant l’égalité des droits civils, économiques et sociaux avec les nationaux. Il inclut les citoyens en assurant leur égale participation à la vie politique, il exclut les seconds des pratiques directement liées à la citoyenneté.
II.2. Cas de la République Démocratique du Congo (RDC)
En RDC, la question de nationalité, il faut le reconnaître a fait couler non seulement encre et salive mais aussi du sang. Certains groupes se sentant marginalisés, ont jugé bon d’user de la force afin de ne pas être exclus de la sphère politico-économique et sociale de la RDC. Dans les provinces du Kivu, la terre et l’identité ethnique sont des causes propres et majeures des conflits.
Au cours de plus de quarante dernières années, les lois congolaises sur la nationalité ont été modifiées à quatre reprises, parfois au détriment des certains groupes qui ont été privés par intermittence de leur droit à la nationalité congolaise.
Ainsi, comme on peut bien s’en rendre compte, la "question de la nationalité" est certainement le problème le plus douloureux et le plus complexe auquel la RDC a été confrontée en 48 ans d'indépendance. Il s'agit du problème central qui explique, pour une large part, les guerres que la RDC a connues en 1996 et en 1998. Cela est d’autant vrai car la nationalité confère des droits aux citoyens que les étrangers n’ont pas ou n’acquièrent pas facilement (droit à la terre, droit d’élire et d’être élu, etc.) Cela se traduit souvent par la tentation de remettre perpétuellement en cause la nationalité d'un concurrent politique lors des échéances électorales ou des nominations politiques.
Ainsi, la gestion des questions de nationalité est très sensible et que presque tous les gouvernements de la RDC n’ont pas su gérer adéquatement. Elle a été donc au centre des mystifications de tous ordres au point de se retrouver à la base de deux guerres et aux conflits interminables au Kivu et dévoile l’opportunisme des acteurs politiques.
Utilisée alternativement comme une sanction et/ou une gratification à l’égard de la communauté rwandophone, la nationalité congolaise a été placée au centre des enjeux, des querelles et guerres depuis la dernière décennie du vingtième siècle. Les populations Tutsi réfugiés derrière l’ethnonyme Banyamulenge par le fait de la contestation de leur origine congolaise et de la limitation de leurs droits, sont soit elles-mêmes instrumentalisé
Comme si cela ne suffisait pas, la compétition politique déjà violente a été exacerbée par les confusions introduites par deux lois successives sur la nationalité congolaise (zaïroise) en 1972 et en 1981. En 1972, une solution est envisagée. Sous l’instigation de Barthélemy Bisengimana, directeur de cabinet de Mobutu de 1969 à 1977, une loi édictée confère de façon automatique et collective la nationalité (congolaise) zaïroise aux migrants rwandais arrivés dans le Kivu avant l’indépendance.
Loin d’apaiser ou d’amorcer les tensions entre les groupes autochtones et Banyarwanda, cette loi les accentua tout en provoquant l’indignation des populations du Kivu. A tel point que ces tensions seront aggravées par une autre loi, en 1981, qui annulait la précédente et ne reconnaissait plus que la nationalité à titre individuel par naturalisation.
En versant dans l’extrême inverse, la nouvelle loi plongeait dans « l’illégalité » et la « clandestinité » une population qui était devenue démographiquement majoritaire, notamment dans le Nord-Kivu. Notons que cette nouvelle loi sur la nationalité, qui a marginalisé encore plus les Banyarwandas se révèlera un puissant slogan rassembleur pour les rébellions menées par les Tutsis dans l’Est. Le régime de feu Laurent Kabila n’a pas dérogé à la règle : jusqu’en août 1998, il a soutenu que les rwandophones étaient bel et bien des Congolais et, quelques jours après leur implication dans la rebellion-invasion du RCD (Rassemblement Congolais pour la Démocratie) en 1998, le même président leur reniait ce statut qu’il s’apprêtait pourtant à consacrer par un article constitutionnel.
III. Situation actuelle et perspective d’avenir
Comme vu supra, la question de la nationalité a été source de dissensions en RDC après l’indépendance car, elle affectait le droit des membres de certains groupes de posséder de la terre et d’occuper des fonctions politiques, ce qui a eu des conséquences pour l’exercice du pouvoir politique et économique dans le pays. De manière générale, les changements des lois sur la nationalité ont été provoqués par les intérêts politiques et économiques rivaux des chefs et politiciens des différents groupes -ethniques. Ainsi, les frustrations et revendications ont fait que certains groupes ont pris les armes pour faire passer leurs voix. Il s’en est suivi un besoin d’accommoder tout le monde afin de privilégier la paix et la stabilité.
De ce fait, dans le processus de résolution de ce problème, relevons que depuis les accords de Lusaka jusqu'à ce jour, il faut reconnaître que cette question a positivement évolué et juridiquement, le problème ne se pose plus. La volonté politique et sociale doivent suivre. Sous la pression internationale, le gouvernement de transition, conscient du caractère central de la question de la nationalité pour le succès de la pacification et de la réunification, avait entrepris de réformer la loi sur la nationalité. Une nouvelle loi sur la nationalité a été promulguée en novembre 2004, à l’issue d’un vote très contesté du Parlement. Elle confère le droit à la nationalité congolaise à toutes les personnes, ainsi qu’à leurs descendants, qui résidaient en RDC au 30 juin 1960, date de l’indépendance. La loi ne reconnaît pas la double nationalité.
Bien que cette loi doive mettre fin au débat sur les questions de nationalité, la situation demeure presque inchangée à l’approche des élections. Ainsi, le fantôme politique de « diviser pour mieux régner », plane encore sur le sol congolais. Il est devenu monnaie courante que d’entendre ou de lire, que certains dirigeants actuels et candidats aux élections prochaines, ne sont pas congolais ou sont d’origine douteuse : cas de Joseph Kabila, Azarias Ruberwa, etc. Tous les coups sont donc permis et l’avenir nous réserve peut -être des surprises. Quelles soient bonnes !
CONCLUSION
En conclusion, en RDC, la nature de l’identité politique est le dernier élément d’exclusion sociale. Les populations qualifiées de « non-indigenes », sont souvent exclues de la citoyenneté politique. Ceci ne leur laisse d’autre option que de se battre pour leurs droits car, il est évident que seule la citoyenneté nationale, civique, peut garantir leurs droits politiques et économiques. Comme vu précédemment, a l’Est de la RDC, la nationalité de certaines communautés a évolué en dents de scie, si bien que ni l’administration coloniale, ni le régime de feu Mobutu encore moins, le régime de feu Laurent Kabila n’ont pu déterminer le statut légal de ces communautés, causant ainsi une insécurité civique et politique permanente. Même sous l’empire de la nouvelle loi sur la nationalité de novembre 2004, qui se veut inclusive, il faut relever que les pratiques et calculs d’exclusion politique s’avèrent être présents
et risquent de s’aggraver avec les échéances électorales en renforçant des identités conflictuelles. Voila l’évolution en dents de scie de la nationalité congolaise.
Dr. YAV K. JOSEPH
- Avocat - Advocate
- Human Rights Lawyer & Consultant
- Transitional Justice Advocate
- Professor (University of Lubumbashi:DRC)
00:58 Écrit par L'oeil de la Libération dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nationalite en rdc, octroi de nationalite au congo |
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22.10.2008
La vidéo d'Etienne Tshisekedi en Suède
LA VIDEO D 'ETIENNE TSHISEKEDI EN SUEDE.
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14:59 Écrit par L'oeil de la Libération dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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07.07.2008
DANIEL BOTETI DU MLC ASSASSINE PAR LES HOMMES DE KABILA KANAMBE
| DANIEL BOTETI A ETE ABATTU PAR LES HOMMES DE JOSEPH KABILA. |
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ASSASSINAT D'UN POLITIQUE MLC A KINSHASA
PAUVRE MLC !!!
L'assassinat du vice-président de l'assemblée provinciale de Kinshasa est-il u hasard ou ce pauvre membre du MLC est-il victime de la "gestapo" kabilienne" ou mieux, kanambéenne.
L'arrestation rapide des suspects, alors que cela s'est passé hier soir, fait penser aux faux suspects arrêtés lors de l'assassinat d'Aimée Kabila, étant donné que la demi-soeur de la défunte connaissait les criminels pour avoir assisté à l'assassinat de sa mère. Ne s 'agirait-il pas d'un maquillage pour couvrir celui à qui le crime profiterait.
Nul congolais n'est sans savoir que le MLC est populaire à Kinshasa. Il s'agit sans doute là d'un crime politique.
Il est grand temps que la communauté internationale se penche sur les crimes commis par les gardes républicains et leur chef direct Kanambé. Car, trop c'est trop.
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04.06.2008
APRES LES CRIMINELS DE GUERRE, LES CRIMINELS ECONOMIQUES
(Le Potentiel 31/05/2008)
Les conséquences des détournements des fonds destinés au social de la population congolaise cause d’énormes préjudices que toutes les guerres réunies. Le type de criminels opérant dans cette forme de criminalité bénéficie du confort de l’impunité parce que n’étant pas visés par les tribunaux internationaux. Leur position au sein des institutions leur permet de bénéficier de l’immunité. La magistrature, pourtant chargée de se saisir des dossiers qui touchent aux détournements, fait preuve d’une indifférence déconcertante.
Le rapport de la commission de récupération des immeubles et autres biens appartenant à l’Etat, fait état de l’implication des personnalités haut placées dans le bradage du patrimoine commun. Les poursuites tardent toujours, malgré la dénonciation publique, œuvre de la commission instituée par décret du Premier ministre. D’autre part, près de deux milliards de dollars américains échappent au Trésor public, suivant un rapport de la Commission d’audit et de la bonne gouvernance. Jusqu’à ce jour, ce rapport n’est pas appuyé par des actions judiciaires. Bien au contraire, rien de nouveau ne se signale sous le ciel politique judiciaire, les personnes citées dans ces deux récents rapports dans le pillage des deniers publics, ne s’émeuvent pas outre mesure, assurées de la complicité de ceux qui ont diligenté les enquêtes.
Un peu plus loin, 32 millions de dollars américains de la Snel payés par le Congo voisin, avaient provoqué un tollé général en RDC. Jusqu’à ce jour, personne n’a été entendu par les instances judiciaires. Aucune information judiciaire n’a été ouverte à ce sujet. Les rapports des commissions Bakandeja et Lutundula sont restés lettre morte, comme si, des personnalités n’avaient pas trempé leurs mains indélicates dans les caisses de l’Etat.
Pour ne se limiter qu’aux 32 millions de dollars de la Snel, une gestion rigoureuse et visionnaire aurait permis de régler quelques problèmes d’Inga. Au minimum, des travaux d’urgence dont le coût était estimé à 10 millions de dollars américains, tout comme la réhabilitation d’au moins une turbine pour un montant équivalent aurait allégé tant soit peu les charges de cette entreprise.
Les organisations internationales en charge des questions de transparence et de lutte contre la corruption aligne la RDC parmi les dix premiers pays où ces pratiques ont droit de cité. Une position qui n’honore personne face à la misère de la population. Tant que les instances judiciaires subiront les pesanteurs des politiques, l’impunité aura encore de beaux jours. Tant que ceux qui ont accès aux caisses de l’Etat se servent indûment, sans qu’un pouvoir de contrôle ne les en dissuade, la misère s’installera encore durablement, malgré le soutien des institutions financières internationales, elles mêmes complices.
PLUS DE DEGATS QUE LES GUERRES
Près de deux milliards de dollars qui prennent la destination des poches des personnalités au sommet de l’Etat, c’est le budget de la République qui en souffre. Combien de personnes auraient ainsi goûté aux délices d’un mieux être si ces fonds étaient affectés dans les secteurs sociaux ? Combien d’enseignants auraient-ils bénéficié des salaires décents, évitant ainsi des dégâts que cause le génocide intellectuel en cours en RDC depuis plus de deux décennies ?
La desserte en eau et en électricité fait baisser le niveau de vie des congolais de manière drastique. Des détournements sur les fonds destinés à la Snel et à la Régideso, la recherche effrénée de commissions dans les marchés se rapportant à ces deux entreprises, au détriment du bénéfice que pouvait tirer la population, sont des crimes qui méritent d’être examinés par des tribunaux indépendants, à l’instar de la Cour pénale internationale pour les crimes de guerre. Malheureusement, les tribunaux nationaux chargés de connaître de ces crimes, sont liés poings et pieds par les politiques.
Il est vrai que les victimes des guerres sont facilement comptabilisées. Mais, la vérité reste que la faim, les maladies, …, la misère entretenue par ceux-là même qui ont la charge de re-qualifier le vécu quotidien des congolais causent plusieurs millions de décès. Pire que toutes les guerres. Cela sans des statistiques, et l’assurance de l’impunité pour les auteurs, de par leurs positions dans les rouages des régimes en place en RDC. Mais, un jour, ces chasseurs impénitents de commissions ainsi que les patentés détourneurs des deniers publics répondront de leurs actes devant les tribunaux indépendants.
Par BIENVENU MARIE BAKUMANYA
17:09 Écrit par L'oeil de la Libération dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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KAREL DE GUCHT DEFEND LES INTERETS DE LA POPULATION
KAREL DE GUCHT EST LE VISIONNAIRE DES INTERETS BELGES EN
RDCONGO
Le Ministre belge des affaires etrangers belges est le
visionnaire des interets belges selon l'observations
des congolais suivant laquelle,il vaut mieux
s'approcher des congolais(les dirigés),pas seulement
des dirigeants.
Les erreurs de la diplomatie belge a toujours consisté
à protéger les dirigeants contre le peuple qui paye la
souffrance.
Les vérités de KAREL DE GUCHT ne sont pas suffisantes
pour entrainer la crise car il est normal de s'assurer
que l'aide arrive à destination et moralement, cette
responsabilité ne signifie pas colonisation ou
nostalgie à la colonisation.
LA BELGIQUE EST UNE AMIE TRADITIONNELLE DE LA RDCONGO
La Belgique et la RDCongo partagent une
histoire,partagent les responsabilité
c'est à juste titre que KAREL DE GUCHT a raison.
L'appui belge au processus de reunification,
elections au programme de pacification,
être ignorée jusqu'à une crise de pareille empleur.
Les routes congolaises actuellement detruites ont été
posées par les belges,les
hopitaux,universite
départ a été reconstruit?
La Belgique a été construite grâce aux richesses de la
RDCongo.
A l'independance,
d'intellectuels que certains pays d'Europe comme la
Grèce,les Sud-Africains et les Kenyans se faisaient
soigner en RDC.
La colonisation avait de bienfaits pas seulement
negative.
La Belgique peut encore s'allier à la RDC pour
mobiliser l'Occident pour reconstruire la RDC.
La Chine ne saura pas allier la RDC au systeme de
gestion liberale du type occidental,voyez l'exemple
chinois au Soudan où la catastrophe du DARFOUR n'est
pas une condition dans le partenariat.
Les congolais comprendront que ce n'est pas évident
que LE GAGNANT GAGNANT CHINOIS profite aux dirigés
congolais mais aux dirigeants.
Les parlementaires congolais, s'ils n'ouvrent pas les
yeux,le partenariat chinois risque de peser sur toutes
les generations futures alors que l'argent est utilisé
pour un seul mandat à compter des élections
presidentielles et legislatives.
La PDH
11:53 Écrit par L'oeil de la Libération dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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21.04.2008
NKUNDA BATWARE CONFIRME LA "RWANDITE" DE ALIAS JOSEPH KABILA
Deux rwandais dans l'armée congolaise. Il n'y a pas que ceux-là
18:40 Écrit par L'oeil de la Libération dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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15.04.2008
JEAN-PIERRE BEMBA, BIENTÔT DE RETOUR ?
Jean-Pierre Bemba : «Ma volonté est de retourner et de siéger en tant que sénateur, président de mon parti »
Europe | 14 Avril 2008 à 07:16:11
A quand le retour de Jean-Pierre Bemba au pays ? Le sénateur Jean Pierre Bemba veut revenir au pays dans un esprit positif. Le président du Mouvement de libération du Congo s’interroge sur l’état d’esprit de travail à son retour au pays. Il y a une année donc que le sénateur du MLC séjourne au Portugal. Le leader du Mouvement pour la libération du Congo avait quitté Kinshasa le 11 avril 2007, trois semaines après les affrontements sanglants entre sa garde et celle du président Joseph Kabila. Comment compte-t-il retourner ? Jean Pierre Bemba s'entretient ici avec radiookapi.netRadio Okapi : Honorable Jean-Pierre Bemba, bonjour
Jean-Pierre Bemba : Bonjour
R.O : Quand comptez-vous revenir en RDC ?
JPB : Vous savez dans quelles conditions j’ai dû quitter le pays. C’était d’abord pour des soins médicaux. Aujourd’hui ce problème n’existe plus. Le président du Sénat avait écrit le 11 novembre au premier ministre pour que la question regardant la sécurité de mon retour puisse être assurée et ce n’est que pratiquement six mois après que le premier ministre a répondu. Ce qui montre déjà que pour le gouvernement, le régime en place, mon retour n’était pas une priorité. Donc, ce que je veux exprimer c’est bien sûr ma volonté de retourner et de siéger en tant que sénateur, président de mon parti, mais c’est d’abord aussi de voir dans quel état d’esprit nous allons retravailler dans ce pays. Est-ce que véritablement mon retour va correspondre aussi à une nouvelle vision politique au niveau du pouvoir en place ou alors est-ce qu’on va continuer dans ce qu’on appelle l’exclusion de l’espace réservée à l’Opposition ? Ce sont des questions qui se posent. Et puis bien sûr vous savez qu’à deux reprises j’étais attaqué dans mes résidences privées par des chars d’assaut, par des obus. Je n’en fais pas bien sûr un problème mais je veux tout simplement que cette question soit traitée sérieusement.
R.O : Alors honorable Jean-Pierre Bemba, quand vous parlez de garanties sécuritaires, c’est quoi qu’il vous faut concrètement ?
JPB : Je pense qu’il faut laisser aux spécialistes l’occasion de pouvoir traiter cette question. Le problème est l’état d’esprit dans lequel nous allons rentrer. J’espère que ce sera pour réconforter la réconciliation nationale et non pas pour exacerber les tensions politiques qui existent déjà dans le pays. C’est dans ce cadre là que je souhaiterais rentrer dans le pays.
R.O : Et vous-même vous en avez parlé directement avec le gouvernement ou c’est toujours par l’entremise du Sénat ?
JPB : Le Sénat est en train de faire des efforts qu’il faut pour essayer de trouver effectivement des solutions. Maintenant qu’après six mois le gouvernement s’est intéressé à répondre à la lettre du président du Sénat, j’attends que le Sénat puisse m’indiquer les modalités.
R.O : Alors dans la dernière lettre que le Sénat vous a écrite, qu’est-ce qu’il vous demande ?
JPB : Le Sénat m’a tenu informer dans la lettre qu’il a reçu la réponse du premier ministre et il m’a bien sûr expliqué que dans ces conditions je devais voir les moyens de pouvoir revenir. Je me prépare alors à écrire une lettre, une correspondance que le Sénat va recevoir très prochainement.
R O : Ne craignez-vous pas de perdre votre siège au Sénat des suites d’une absence prolongée à l’étranger ?
JPB :Non, je pense que la question de mon retour est une question qui est d’abord politique comme je l’ai expliqué. Je répète ma volonté de rentrer au pays, mais rentrer au pays dans un esprit positif et non pas pour crever des tensions politiques qu’il y a dans le pays. Je voudrais tout simplement que cette question soit traitée politiquement.
R.O : Vous avez parlé de l’état d’esprit dans lequel évolue le pays, cela fait une année que vous êtes en dehors, comment jugez-vous la marche du pays ?
JPB : Ecoutez, je me pose des questions. A quoi ont servi les élections dans ce pays si après les accords de Lusaka, de Sun City, on revient encore à l’exclusion politique ? C’est une question que nous devons nous poser. Je pense que les élections et nous savons dans quelles circonstances elles se sont déroulées à tous les niveaux, devraient plutôt sceller la réconciliation nationale, la légitimité au niveau du pays. Je crois que dans les circonstances actuelles, au niveau politique, il y a bien sûr un pouvoir qui gère le pays, mais il faut aussi savoir que dans une démocratie, il y a aussi une opposition qui doit exister. On ne peut pas parler d’un régime démocratique si vous n’avez pas d’opposition, si l’espace ou la parole réservés à l’opposition n’existent pas. Et ça c’est un problème. Je crois qu’aujourd’hui les problèmes d’ordre politique ont des conséquences au niveau de la paix sociale dans le pays. Je constate quand même qu’au niveau de l’unité et de la sécurité du pays, d’énormes problèmes se posent tant à l’Est qu’à l’Ouest du pays. Le gouvernement n’est pas parvenu à assurer cette stabilité que nous attendions tous en République Démocratique du Congo. Je crois que le gouvernement ne répond malheureusement pas aux aspirations de la population, ne répond pas aux attentes de la population. Et ça je trouve que c’est dommage. Je crois que beaucoup d’efforts doivent être faits dans ce sens et je crois que la population devient très impatiente.
R.O : Peut-on dire que Monsieur Jean-Pierre Bemba n’est pas d’une opposition conflictuelle ?
JPB : Est-ce que vous avez laissé Monsieur Jean-Pierre Bemba comme vous le dites l’occasion d’exercer son rôle au niveau de l’Opposition ? Je pense que ce qui est arrivé au mois de mars montre que dès le début même du mandat la volonté qui était d’écarter le président du grand parti d’Opposition. Je crois qu’heureusement vous avez vu ce que j’avais déclaré au lendemain de la décision de la Cour suprême de justice pour éviter le chaos. J’avais dit que je m’inscrivais dans une opposition républicaine et forte. Malheureusement, on ne nous a pas laissé le temps de mettre en place cette Opposition.
R.O : Vous parlez du plus grand parti d’Opposition. Est-ce que personnellement vous allez postuler au poste de porte-parole de l’Opposition
JPB : Est-ce que vous pensez que ce n’est pas légitime ?
R.O : Pensez-vous que les autres partis, par exemple ceux qui ont été dans l’Opposition du temps de Mobutu, seront d’accord pour vous accompagner dans cette lutte ?
JPB : Je pense que c’est une question d’abord de respect de textes, de la constitution. Maintenant, je respecte tous les partis et tous ceux qui veulent se présenter bien sûr. Ce n’est pas une structure monocolore et l’Opposition- et je dirais que ce que la constitution prévoit c’est seulement au niveau institutionnel de pouvoir organiser l’Opposition et il qu’il y a un porte-parole. Bien sûr, l’Opposition est plurielle.
R.O : Avez-vous confiance en vos collaborateurs du MLC ?
JPB : Jusqu’à la preuve du contraire, oui.
R.O : M. Jean-Pierre Bemba je vous remercie.
JPB : Merci.
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10.04.2008
KABILA alias, UN ZOMBIE? JUGEZ PAR VOUS-MEME...

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02.04.2008
JEAN-PIERRE BEMBA INVITE A REGAGNER KINSHASA...
L'opposant Jean-Pierre Bemba invité à regagner son pays![]() | |
| RD CONGO - 31 mars 2008 - APANEWS | |
L'opposant congolais, Jean-Pierre Bemba est invité à regagner son pays, la République démocratique du Congo (RDC), afin de reprendre sa place au sénat, a indiqué lundi le porte-parole de la chambre haute du parlement congolais, Modeste Mutinga.
|
__._,_.___
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24.03.2008
2000 PASSEPORTS DISPARUS...
S.O.S !
Les nouveaux passeports congolais déjà trafiqués au profit
des Rwandais avant même leur mise en circulation ! 
Prochaine escale, Kigali !
Au moment où les patriotes congolais sont au front pour le combat de libération de notre patrie, L’oeil du Patriote veille au grain! Une source sûre au sein du ministère des Affaires étrangères à Kinshasa vient de nous signaler la disparition d’un lot important d’une nouvelle série de passeports (ordinaires, officiels et diplomatiques) qui viennent à peine d’être imprimées par l’Hôtel des Monnaies de Kinshasa à la suite du changement des armoiries de la République Démocratique du Congo selon la nouvelle Constitution nationale. Ces nouvelles séries de passeports ont aussi la particularité de porter des renseignements biométriques pour se conformer aux nouvelles normes internationales dans le cadre de la lutte contre le terrorisme international. Mais seulement voilà : sur un lot de 5000 (cinq milles) passeports attendus au ministère des Affaires Etrangères, 2000 ont pris une destination inconnue à partir du fabricant, c’est-à-dire l’Hôtel des Monnaies ! La pratique et le règlement protocolaire veulent que les N° 001 et 002 de la série des passeports diplomatiques soient réservés au couple présidentiel. Or, dans ce cas, on nous signale que même les deux numéros ont disparu. Plus inquiétant encore, les mêmes sources nous signalent que un lot important de passeports ordinaires est déjà disponible à Lubumbashi, alors que le dernier lot remis à la DGRAD (Direction Générale des Recettes Administratives et Domaniales) à Kinshasa pour comptabilisation et estampassions n’est pas encore servi aux requérants de Kinshasa dont le nombre est estimé à 12000. Ainsi, la clé de répartition initiale du premier lot de ces nouveaux passeports se trouve déjà brisée avant même leur mise en circulation. En effet, il était initialement prévu d’affecter 2000 passeports aux ambassades de la RD Congo à l’étranger, 2000 passeports aux demandeurs internes en RDC et 1000 passeports devaient être gardés en stock stratégique pour les urgences et pour les VIP.Ce nouveau cas de trafic des passeports congolais au niveau même de leur fabrication par l’Hôtel des Monnaies, révèle le danger que court toute la nation ! Car les premières indications révèlent que ces passeports disparus seraient déjà arrivés à Kigali au moment où les 12000 requérants kinois dont la majorité a déjà payé cash sa commande n’ont pas encore vu la couleur de ces passeports. Le noyautage des institutions de notre pays jusqu’au plus haut sommet de nos institutions politiques, économiques, militaires et juridiques constitue la racine du mal dont souffre notre pays.
Lorsque l’Hôtel des Monnaies qui est chargé de la fabrication de notre monnaie nationale, l’un des attributs de notre souveraineté, se trouve noyauté et impliqué directement dans le trafic de sa production au profit de l’étranger, cela signifie que la patrie est menacée dans son existence en tant pays souverain. Pareille chose n’est concevable que lorsque l’élite politique et intellectuelle d’un pays renonce à sa responsabilité de sauvegarder l’indépendance et la souveraineté de son peuple.
Paris, Le 21 Mars 2008
Candide OKEKE
« La Résistance jusqu’à la libération » !
L ’ OE I L D U P A T R I O T E
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LE GOUVERNEMENT GIZENGA DEUX DANS LA LIGNE DE MIRE...
Le gouvernement Gizenga II va-t-il tomber ?
(Nouveau test grandeur nature sur le contrôle de l’action gouvernementale par le parlement)
Après des vacances parlementaires bien méritées comme on dit, qui ont vu certains d’entre eux sillonner l’Europe et les Etats-Unis tandis que d’autres s’offraient des randonnées à l’intérieur du pays (il faut dire qu’ils en ont les moyens, vu le train de vie qu’ils se sont octroyés grâce aux deniers publics), nos « honorables » députés et sénateurs viennent d’effectuer leur rentrée parlementaire.
Au-delà des discours circonstanciels (diamétralement opposés sur leur lecture de l’actualité nationale!) des présidents des deux chambres du parlement, l’heure est désormais aux grandes manoeuvres. Le plat de résistance du menu de nos « honorables » en cette rentrée est sans conteste le risque d’une motion de censure qui pèse sur le gouvernement Gizenga II.
En effet, les signaux avant-coureurs d’une probable interpellation du Premier ministre Antoine Gizenga sont venus du président de la commission politique, administrative et juridique de l’Assemblée Nationale, le MLC Delly Sessanga, appuyé en cela par l’influent député AMP John Mbuyu. Rien d’étonnant à cela quand on sait qu’un an après son investiture, l’échec du gouvernement Gizenga est quasi unanimement reconnu. L’état de la Nation congolaise est alarmant et ce, dans tous les domaines :L’insécurité est désormais endémique au Kivu et gangreneux au Bas-Congo, sans parler de Kinshasa qui est devenue une véritable poudrière dont l’explosion très imminente est redoutée par tous les observateurs avertis de la politique congolaise.
La descente aux enfers de la population congolaise se poursuit inexorablement. Les coupures d’électricité sont plus fréquentes qu’il y a quelques mois à peine ; s’approvisionner en eau potable est devenu un véritable parcours du combattant pour les familles congolaises. Les prix des denrées de première nécessité flambent tandis que les salaires (quand ils sont versés) stagnent ; les routes sont complètement défoncées et l’insuffisance criante des transports publics fait que des millions de kinois se déplacent la plupart du temps à pieds, ce qui offre un « spectacle » à la fois affligeant et désolant. On croirait chaque matin et chaque soir assister à une course marathon sur les boulevards et les grandes artères de Kinshasa ! La moitié de la population marche ou trotte, faute de transport public.
On assiste à une très inquiétante désarticulation du cadre macroéconomique qui a par ailleurs conduit la récente mission du FMI à infliger au gouvernement Gizenga l’ajournement des négociations. Cet acte que viennent de poser les experts du FMI n’est pas sans signification. Il est une confirmation du constat de l’immobilisme physique et politique de la personne du Premier Ministre Antoine Gizenga et de l’inefficacité de son gouvernement dénoncés par une frange de plus en plus grande de l’opinion interne. Dans l’entourage immédiat du Premier ministre, certains n’hésitent plus à confier hors caméras que Gizenga est plus une caution morale pour le gouvernement qu’animateur et incitateur de dynamisme. C’est en effet un doux euphémisme que d’affirmer que le Premier ministre Gizenga ne donne pas d’impulsion à l’action d’un gouvernement dont il est censé être la locomotive. Dans un pays où le chef de l’Etat n’est pas constitutionnellement responsable (devant le Parlement) de la gestion du Gouvernement, et le Premier ministre de son côté n’est pas non plus responsable de l’impulsion du même Gouvernement, on ne peut donc pas s’étonner que l’Etat soit simplement absent comme c’est le cas actuellement en RDC ! L’invisibilité du Premier Ministre Gizenga est très bien dépeinte par Marie-France Cros du quotidien belge
On l’a compris, rares donc sont les apparitions publiques du chef du gouvernement congolais, dont l’une des dernières fut lors de la remise des clés de sa résidence officielle du quartier Chanic complètement rénovée après l’humiliante expulsion de son ancien locataire, l’ancien Vice-président de la République Arthur Z’Ahidi Ngoma, jeté dehors tel un malpropre devant les caméras de télévision. Lors de cette « cérémonie » de remise de cadeau, les congolais ont eu droit ce soir là à des images ahurissantes montrant un vieil homme émerveillé tel un petit enfant découvrant le matin au pied du sapin les «surprises» de Papa Noël… ! La nature ayant horreur du vide, Joseph Kabila profite au maximum de celui laissé par son Premier Ministre Antoine Gizenga pour accroître son pouvoir, quitte à violer allègrement la Constitution en vigueur. Dans l’une de nos dernières analyses, sous le titre « A quoi sert la Constitution en vigueur en RDC ? », nous avions, dans ces mêmes colonnes, fustigé les violations flagrantes et répétées de la Constitution par l’imposteur à la tête de notre pays, dont la dernière en date fut le limogeage et le remplacement des hauts magistrats et cela sans consultation préalable du Conseil Supérieur de la Magistrature.
Le gouvernement Gizenga risque-il de tomber ?
Certains analystes politiques bien connus pour leur complaisance vis-à-vis du régime d’occupation en place en RDC, ayant cherché en vain les actions concrètes à mettre à l’actif du gouvernement Gizenga n’hésitent pas à parler du « bon fonctionnement du parlement » comme de l’une de ses réussites.
Quant à nous, notre lecture est toute autre car à notre humble avis, complaisance ne rime pas avec bon fonctionnement et ce parlement n’est rien de plus qu’un simple instrument parmi tant d’autres au service de l’imposteur rwandais à la tête de notre pays. En effet, sous d’autres cieux, le parlement n’a pas seulement pour mission de légiférer mais il a aussi et surtout pour rôle le contrôle de l’action gouvernementale. Or en RDC, ce ne sont pas les sujets pouvant faire l’objet d’une interpellation qui manquent, loin s’en faut. Il ne se passe en effet pas un mois (pour ne pas exagérer) sans qu’un problème majeur susceptible de retenir l’attention particulière de nos « honorables » parlementaires ne survienne. Les exemples sont légion et nous pouvons citer pêle-mêle les dossiers suivants : les contrats léonins, Kahemba, les Mbororo, la débâcle militaire des FARDC à Mushake, les massacres des adeptes du mouvement politico-religieux Bundu Dia Kongo, la poursuite du processus d’occupation de notre territoire national à l’Est où Nkundabatware continue de narguer l’Etat congolais, le crash de l’Antonov 26 à Kingasani, les irrégularités du budget de l’Etat 2008, la révocation et la nomination des hauts magistrats par Joseph Kabila sans l’aval du Conseil Supérieur de la Magistrature… et j’en passe.Sur tous ces importants dossiers, nos « honorables » députés et sénateurs se taisent dans toutes les langues. Ils se bornent généralement à « déplorer » toutes ces situations mais sans bouger le petit doigt. S’étant eux-mêmes octroyés des substantiels privilèges matériels et financiers qu’ils tiennent absolument à préserver, nos « honorables », tels des autruches, préfèrent fermer les yeux sur tous ces drames. Peut être pensent-ils que le temps qui passe joue en leur faveur et permet aux congolais d’oublier leur misère et qu’ainsi les choses finiraient par s’arranger d’elles- mêmes ? Quelle utopie ! Mais quel cynisme aussi!
C’est ainsi que plusieurs enquêtes parlementaires diligentées sur des événements dramatiques qui ont secoué le pays restent jusqu’à présent sans suite. D’autres encore ont été carrément bâclées ou traitées avec une insolente désinvolture. A titre d’illustration, les congolais ont encore en mémoire la vaste comédie (orchestrée par Vital Kamerhe) de l’interpellation du Ministre d’Etat près le Président de la République, Monsieur Nkulu Mitumba Kilombo à la suite du crash de l’Antonov 26 à Kingasani. Alors que les faits établis attestaient de la responsabilité directe de Nkulu dans ce drame qui coûta la vie à plusieurs de nos compatriotes, le camp présidentiel réussit à coup des billets de banque à « acheter » le vote de plusieurs parlementaires de l’opposition ; ce qui permit à Nkulu d’échapper à la motion et d’être ainsi « blanchi ».Cependant, dans cet univers fait d’hommes et des femmes égoïstes et des lâches, qui ont complètement tourné le dos à ce même peuple qui les a placés là, quelques rares voix, comme celle du professeur Vincent de Paul Lunda Bululu ou encore celle de Monsieur Gilbert Kiakwama kia kiziki se font encore entendre pour fustiger l’immobilisme du gouvernement ou les égarements du nouveau dictateur de la RDC. Hormis ces exceptions, et sans parler du combat clandestin que livrent tous les patriotes congolais de partout, la voix que l’on entend le plus à Kinshasa entrain de confondre les ténors de ce régime d’occupation est sans conteste celle de Monsieur Gabriel Mokia, membre influent de l’opposition extra-parlementaire. Avec courage, abnégation et pugnacité, ce patriote pure souche n’hésite pas à dire haut et fort ce que des millions des congolais pensent tout bas.
Compte tenu du caractère complaisant et docile du parlement congolais, une probable motion de censure contre le gouvernement Gizenga II a, elle, des chances d’aboutir ? Notons tout d’abord que sur le plan de la procédure, les parlementaires peuvent opter pour une motion de défiance contre le Premier ministre et/ou une motion de censure contre le gouvernement Gizenga II. Les deux scénarii peuvent cependant être couplés vu la similitude de leur effet politique à savoir la démission du gouvernement :- soit directement par motion de censure
- soit indirectement par motion de défiance contre le Premier ministre.
Malheureusement, même si l’on observe une déception de plus en plus partagée des « honorables » face à la prestation du gouvernement, ces différentes actions risquent à notre avis, d’aboutir à un échec quasi certain.
Il est plus que probable qu’on assiste à une interpellation du Premier ministre convertie en une motion de défiance déposée, débattue, mais finalement rejetée. Personne en effet, à commencer par Joseph Kabila lui-même, ne prendrait le risque de cautionner la chute du gouvernement même si cette coalition de plus en plus disparate est assise sur une majorité de plus en plus fragilisée par les affaires et le partage des postes.
Par conséquent, la majorité présidentielle aura alors tout simplement jeté son allié à l’eau, pour le repêcher avant la noyade.
Toutefois une telle action de la majorité présidentielle ne serait pas dépourvue d’arrière-pensée politique car, par cette même action l’AMP compte bien tirer des dividendes politiques non négligeables, dans ce sens que la pression exercée sur Antoine Gizenga entraînera sa fragilisation, son affaiblissement voire sa prise en otage. Joseph Kabila sortirait alors auréolé car constamment immunisé de toute incompétence de gestion des affaires.
De plus, cette action de sauver Gizenga de la noyade se fera, on s’en doute, sur fond d’un vaste marchandage politico-financier avec risque de scandales de corruption des députés tant de la majorité que de l’opposition ; ce qui ne fera qu’accentuer la double instrumentalisation du Premier Ministre et de l’opposition par l’AMP. Les loups ne seTout ce remue ménage n’aboutirait finalement pas à grand-chose si ce n’est à l’éventualité d’un remaniement technique du gouvernement où des opposants débauchés atterriraient à côté de quelques gros calibres de la majorité autrefois censurés par Antoine Gizenga.
Et le peuple congolais trouverait-il son compte dans tout ça ? Pas sûr du tout. Voilà pourquoi, en ce qui concerne les patriotes résistants réunis au sein de l’APARECO, toutes ces institutions politiques fragiles et éphémères issues d’un processus électoral piégé en amont par les parrains politiques de Joseph Kabila n’ont aucune légitimité. Aussi, toutes ces manoeuvres de politique politicienne auxquelles se livrent les animateurs de ces institutions ne doivent pas distraire les patriotes et résistants congolais de l’objectif final qu’ils se sont assignés à savoir la libération du pays du joug de l’occupation.
Paris, le 22 Mars 2008.
Paul Rigobert AKANGA,
Secrétaire Général Adjoint.
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12.03.2008
L'ECHEC DE L'UMP EN RDC
Le processus politique est dans une zone de turbulence et se trouve dans une passe difficile. Toutes les institutions nationales sont interpellées face à cette succession d’événements. De la précarité de la sécurité à l’Est du pays aux soubresauts politico-religieux au Bas-Congo, le pouvoir est placé devant ses responsabilités. Pouvoir incarné bien sûr par le président de la République et le Premier ministre issu de la majorité parlementaire. Leur collaboration est mise à rude épreuve qu’elle pourrait bien avoir des conséquences politiques.
Le temps est venu de juger la majorité au pouvoir devant cette succession d’événements tant politiques qu’économiques. Qu’a-t-elle fait de ses promesses électorales sur la sécurité et le bien-être social ? Qu’est-ce qui a été décidé et appliqué du programme économique pendant que l’on continue à vider les 5 chantiers du chef de l’Etat de toutes leurs substances?
Certes, réfutant les critiques émises à l’endroit du gouvernement sur l’immobilisme coupable, les milieux autorisés de la Primature ont opposé des « avancées de Gizenga » pour se faire certainement bonne conscience devant mauvaise fortune. Mais il est de ces événements qui continuent à interpeller le tandem « Kabila-Gizenga » que ce bilan officiel d’auto-satisfaction ne rassure toujours pas.
Pour preuve, les incidents de Lubumbashi et de Luozi ont manifestement défié l’autorité de l’Etat. L’après-Conférence de Goma ne rassure pas non plus. Après les va-et-viens indigestes du CNDP-Nkunda qui ne visent qu’à fragiliser le gouvernement, la nébuleuse Maï-Maï se met en exergue pour perturber le processus politique en République démocratique du Congo.
Les partenaires extérieurs sont inquiets devant cette succession d’événements et passent au « front » pour remettre le processus politique sur les rails en lieu et place des institutions nationales. Ils ne cessent par contre de réclamer ces « signaux forts » qui symbolisent la volonté politique de l’Etat de rencontrer les préoccupations des populations congolaises. Faut-il croire que la machine serait grippée quelque part, empêchant ainsi le duo « Kabila-Gizenga » de fonctionner à plein régime ?
LES PREROGATIVES CONSTITUTIONNELLES
La réponse à cette interrogation se trouve dans la Constitution qui a défini les prérogatives constitutionnelles du président de la République et du Premier ministre.
Le président de la République est le garant de la Nation et veille au bon fonctionnement de toutes les institutions de la République. Quant au Premier ministre, il est le chef de l’Exécutif et répond de ses actes devant le Parlement.
Mais dès lors que les deux personnalités sont issues de la majorité présidentielle, leurs rapports de collaboration devraient se traduire par une complicité perceptible à travers des actions à impact visible, quelle que soit la situation.
Que des caisses soient vides, cela va de soi dès lors que l’on a hérité d’une gestion scabreuse connue de tous. Accepter d’assumer des responsabilités politiques, des signaux forts devraient être donnés absolument pour rassurer les populations sans faux fuyants. A qui incombe cette responsabilité de n’avoir pas conclu le deuxième programme économique avec le FMI ? Ce n’est pas du tout aux gouvernements précédents, mais à l’actuel, en fonction. Par conséquent, il faut se départir des attitudes narcissiques qui relèvent de l’irresponsabilité politique.
En l’espace d’une année, il y a eu deux ratés économiques : la concertation prévue en septembre 2007 avec les institutions de Bretton Woods pour élaborer un collectif budgétaire et qui n’a jamais eu lieu, à la suite des dérapages constatés par la délégation du FMI. Le programme PEG II qui devrait être signé en mars 2008 a été repoussé à une date ultérieure et pas avant juin 2008. Raison invoquée ? Une fois de plus, le dérapage dans les finances publiques.
L’AUTORITE DE L’ETAT EN QUESTION
Les incidents de Lubumbashi et de Luozi ont négativement influé sur l’autorité de l’Etat. Si au Bas-Congo, des renforts policiers ont été dépêchés pour contrôler la situation, aucun écho à Kinshasa sur l’incident de Lubumbashi dont un ministre du gouvernement central a été victime des suites d’un comportement incivique d’une certaine milice. Le gouvernement n’a pas encore réagi officiellement. Pourquoi ?
En fait, l’autorité de l’Etat, pour la bonne marche des institutions, demeure une question fondamentale, comme l’a bien souligné Mgr Dizolele de Matadi, au Bas-Congo. Outre les textes et les lois de la République qui doivent être respectés et appliqués sans faille, la présence physique de l’autorité en des circonstances cruciales devrait être de rigueur pour rapprocher les gouvernés des gouvernants. On l’a senti à Kakenge, au Kasaï Occidental, lors du déraillement du train qui a fait de nombreux morts et blessés.
L’on a observé une nouvelle impulsion avec le chef de l’Etat à Goma lors de la conférence sur la paix, la sécurité et le développement des provinces du Nord et du Sud-Kivu. Sur cet aspect du problème précisément, la population ne sent pas cette « collaboration » entre le président de la République et son Premier ministre. Une façon de projeter cette image de collaboration entre le président Sarkozy et son Premier ministre François Fillon. Les sondages s’appuient justement sur cette collaboration pour juger l’action de l’équipe qui a gagné les élections.
OU EST PASSEE L’AMP ?
L’action du pouvoir n’est pas seulement l’affaire du président de la République et du Premier ministre. Ou encore du gouvernement. Mais une affaire de la Majorité qui est au pouvoir. C’est-à-dire, l’AMP.
Pour revenir encore à la France, l’on observe que l’Union de la majorité présidentielle, UMP, ne rate pas une seule occasion pour soutenir officiellement les actions du président de la République, du Premier ministre et du gouvernement. Même lorsque le président Sarkozy commet « ses gaffes », l’UMP, comme un seul homme se mobilise afin de le soutenir par des déclarations politiques qui supplantent les réactions de l’Opposition.
Où est alors passée l’AMP ? Quelles sont ses observations politiques, économiques sur l’An I du gouvernement ? Comment réagit-elle devant les incidents de Lubumbashi, de Luozi où l’autorité de l’Etat a été défiée ? Comment a-t-elle pris le décalage de la signature du deuxième programme économique avec le FMI ?
Autant d’interrogations qui interpellent également la famille politique du président de la République et du Premier ministre. Tout se passe comme s’il y avait un malaise. Ou que l’on refuse de prendre la hauteur politique de tous ces événements aux conséquences tout aussi politiques mais imprévisibles. A moins qu’il existe des structures parallèles ou centres de décisions qui ne permettent pas le bon fonctionnement des institutions tant nationales que provinciales.
Au fait, par expérience politique, il existe toujours un gouvernement parallèle. Les américains parlent de «governement shadow ». Mais cette structure officieuse est plus un bureau d’études, un laboratoire qu’une doublure. La majorité présidentielle aurait-elle mal copiée cette réalité qui, une fois mal comprise, devient un couteau à double tranchant ? La question reste posée. Entre-temps, la collaboration « Kabila-Gizenga » est mise à rude épreuve. Les faits parlent d’eux-mêmes.
Par Le Potentiel
23:32 Écrit par L'oeil de la Libération dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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